Antananarivo, 7 Juillet, 7h57 – D’où vient le terme Makoa? D’où viennent ceux que l’on appelle Makoa ou encore Masombiky sur les Hautes Terres? Qui sont ces afro-descendants devenus membres à part entière de la société malgache d’aujourd’hui? Klara Boyer-Rossol, docteure en histoire de l’Afrique à l’Université Paris 7 Denis Diderot, revient sur ces questions dans le prochain café histoire du Musée de la photo prévu le 13 juillet.
⭕Intitulé « Entre les deux rives du canal de Mozambique, Histoire des Makoa à Madagascar », la conférence porte sur la grande thèse de cette historienne parue aux éditions Karthala en 2010 sous le titre « Les Makoa en pays Sakalava : Une ancestralité, Ouest de Madagascar, XIXème- XXème siècles ». Ces recherches fouillées attestent de l’existence d’une « importation d’esclaves de l’Afrique orientale », selon un passage de cet ouvrage.
⭕Pour beaucoup d’experts, les Makoa constituent une ethnie à part entière même si elle n’est pas reconnue comme telle. Pour Klara Boyer-Rossol « les généalogies makoa qui remontent jusqu’aux ancêtres « au-delà des mers » font recouvrir une ancestralité à leurs dépositaires ». Ce qui fait justice à tout un groupe de la population malgache portant jusqu’à présent la dénomination « Makoa » comme la marque d’une marginalité par rapport à l’ensemble de la population malgache.
Photo : Musée de la photo.
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