Cinq records de Madagascar au compteur, en petit bassin et en grand bassin, Holy Antsa Rabejaona ne cesse d’impressionner. A peine 22 ans, la nageuse malgache pensionnaire d’une bourse pour un programme d’entrainement au The Volga region state university of physical culture, sports and tourisme en Russie, présente encore une longue carrière, et d’autres records à pulvériser. De passage au pays, à l’occasion des championnats de Madagascar, elle a livré une interview à 2424.mg.
Holy Antsa Rabejaona, championne de Madagascar, est boursière dans une université russe. Elle est pensionnaire du The Volga region state university of physical culture, sports and tourisme. Récemment, elle vient encore de pulvériser ses propres records aux championnats de Madagascar. A 22 ans, elle détient cinq records de Madagascar. Elle sera probablement l’une des meilleures nageuses malgaches de tous les temps.
Holy Antsa Rabejaona est également basketteuse, Mais assume son choix de se consacrer à la natation.
A part la natation, est-ce que vous pratiquez d’autre discipline sportive ?
« Je joue au basketball. Je suis joueuse du club Fandrefiala. Pendant mon enfance, j’aimais beaucoup nager. Mes parents ont alors décidé d’exploiter cela et ils m’ont aidé à le développer. »
N’avez-vous pas un petit peu de regret pour ce choix ?
« Je n’ai aucun regret. Pour moi, ce sont deux choses différentes. Le basketball est accessoirement une passion. Par contre, la natation, c’est un sport pour lequel j’ai beaucoup travaillé. J’en retire beaucoup plus d’opportunités. C’est donc un choix que j’assume. »
Combien de records de Madagascar détenez-vous actuellement ?
« Au total, cinq : trois en bassin de 25m et deux en bassin de 50m. Pour le bassin de 25m, il y a le 50m papillon, le 50m dos et 50m nage libre. Et le 50m nage libre et le 50m papillon je les ai établis durant les Jeux des îles. »
A part ces cinq records, y a-t-il encore d’autres records que vous comptez viser ?
« Je compte battre le record de Madagascar du 100m nage libre et du 100m quatre nages. Je suis spécialiste de course de vitesse. Je ne fais pas de demi-fond ni de grand-fond. Ce n’est plus éloigné par rapport à mon temps. Je pense les atteindre d’ici un ou deux ans. »
Au niveau international, quels sont vos objectifs ?
« En tant que sportive, mon objectif est de représenter Madagascar aux Jeux olympiques. Je voudrais aussi atteindre les minima pour la qualification aux championnats du monde, pour ne pas me satisfaire d’un wildcard. C’est encore loin, mais j’ai encore du temps. »
Vous n’avez pas pris part aux Jeux africains. Pourquoi ?
« Je dirais que c’est une décision du ministère. Notre souhait [celui des nageurs] est de toujours participer. Nos résultats ne les ont pas satisfaits. Nous ne serions pas dignes de représenter Madagascar aux Jeux africains. »
Les championnats d’Afrique s’ouvriront dans quelques semaines, quelles sont vos chances de participation ?
« Jusqu’à ce jour, cela reste un point d’interrogation. Nous n’avons pas encore obtenu de réponse satisfaisante. Nous sommes convaincus que notre souhait sera écouté par les décideurs et que nous représenterons Madagascar aux championnats d’Afrique. »
Rater deux compétitions majeures, comme les Jeux africains et les championnats d’Afrique, que cela signifie-t-il pour un athlète ?
« En tant qu’athlète, on a toujours besoin de se comparer à des athlètes d’autres pays. Le manque d’expérience pourrait affecter le moral des athlètes, comme le fait de nous entraîner durant toute l’année et alors quand pourrons-nous révéler nos résultats ? Les entraînements vont juste devenir de la routine, et finalement les athlètes ne seront plus motivés. Ils s’arrêteront prématurément. Cela concerne le sport en général. »
Selon vous, quelles sont les opportunités pour une nageuse qui intègre un centre de perfectionnement ?
« Je peux dire que l’opportunité d’intégrer un centre contribue au développement personnel. Par rapport à ce qu’on réalise tous les jours, il rapporte beaucoup plus techniquement, mais également au niveau des entrainements. Cela aide à acquérir plus de performance. »
Parlez-nous d’une journée-type dans un centre ?
« Personnellement, après le réveil, je vais tout de suite nager. Je prends le déjeuner vers 11h, puis je suis des cours vers 13h30. Après les cours, je reviens à la piscine à 17h pour une petite séance de musculation et de la nage après. Cela se termine vers 20h. Je rentre chez moi pour dîner puis pour dormir. Tous les jours c’est ainsi. »
Qu’est-ce que vous constatez comme différence par rapport aux autres nageuses du centre ?
« Je perçois comme différence la technique. Nous avons toutes le même niveau physique. Par rapport à moi, elles se sont focalisées sur la technique dès leur enfance. C’est leur avantage par rapport à moi. Je dois y travailler pour améliorer mes performances. »














