Antananarivo, 28 Mai, 18h00 – Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) annonce le lancement d’un appel d’offres international pour trouver le remplaçant d’Eiffage en tant que constructeur pour le projet hydroélectrique de Sahofika. Ce sera un appel d’offres restreint puisque ce département a déjà présélectionné huit candidats en mesure de mener à bien les travaux, confie le ministre Solo Andriamanampisoa à Iavoloha, vendredi.
Mais il faudra, avant de lancer le processus, formaliser la sortie du groupe Eiffage du capital de la société Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive (Neho), soutient le membre du gouvernement. Ce groupe français était l’un des actionnaires de ce consortium, en plus d’être l’entreprise chargée au départ de l’étude, de la fourniture d’équipements et des constructions d’infrastructures dans le projet Sahofika.
Eiffage a été écarté du projet suite à sa proposition d’augmenter de 40% les coûts de construction compte tenu de l’évolution des prix à l’international, indique le ministère de l’Energie et des hydrocarbures. Le ministre Solo Andriamanampisoa souligne avoir été au courant de cette disposition au mois de juillet de l’année dernière. Il confie alors avoir mandaté un expert international pour faire l’analyse de l’évolution de ces prix et d’avancer ce que devrait être leur impact sur les couts des travaux. « Cette expertise ressortait que la hausse du cout des travaux que nous pouvons accepter ne devait pas dépasser 21% », rapporte le ministre.
Avec la sortie d’Eiffage du capital de Neho, le MEH prévoit de lancer l’appel d’offre international pour son remplacement en tant que constructeur pour Sahofika entre les mois de juin et juillet. Le nouveau constructeur sélectionné ne sera pas forcément un actionnaire du consortium. Dans cet actionnariat « c’est l’Etat qui remplace Eiffage », indique Solo Andriamanampisoa.
La Banque africaine de développement (BAD) a déjà appuyé l’acquisition par l’Etat d’actions nouvellement émises à hauteur de 30 millions d’euros, équivalent à environ 10-15% de participation au capital de Neho. Cette participation de l’État malgache dans cet actionnariat est prévue être financée par des allocations d’environ 4,03 millions d’euros du Fonds africain de développement (FAD). D’autres partenaires de développement ont également été mobilisés par la BAD, à savoir l’Union européenne (UE) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), pour un montant supplémentaire total de 26 millions d’euros.
« Le projet se poursuit même si nous pourrions perdre un an avec cette nouvelle donne. Nous nous assurons à avoir un bon projet pour les générations futures », rassure le ministre Solo Andriamanampisoa. Si on s’en tient à l’étude d’impact environnemental et social du projet Sahofika, le calendrier de sa réalisation parle d’une période de développement s’étalant sur 3 ans, démarrant à la signature de l’accord projet et clôturée au closing financier. S’en suit une période de construction étalée sur 5 ans démarrant avec le closing financier et prenant fin lors de la mise en service industriel de l’aménagement.














