Antananarivo, 26 Mars, 5h15 – Quelle éducation les enfants reçoivent-ils à l’école et surtout lorsqu’ils quittent l’école ? Que retiennent-ils ? Comment faire pour retenir plus d’enfants à l’école et faire en sorte que lorsqu’ils quittent ces établissements, ils ont de quoi s’armer pour avoir de meilleures opportunités d’emplois ? Ce sont autant de questions qu’Idah Z. Pswarayi-Riddihough s’est posée à l’issue de ses récentes missions à Madagascar, dont la dernière remonte au mois de février de cette année.
Cette directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique a livré à 2424.mg un petit rapport de ses visites au pays. Visiter la Grande île est non seulement un plaisir pour cette émissaire de Bretton Woods mais c’est surtout une occasion pour cette dernière de rencontrer les bénéficiaires des projets appuyés par cette institution financière.
Elle raconte alors avoir visité une Ecole primaire publique (EPP) dans un village rural pas loin d’Antananarivo ainsi qu’un centre d’éducation en préscolaire au mois de février.
Ce fut l’occasion pour Idah Z. Pswarayi-Riddihough d’échanger avec les directeurs d’écoles, les enseignants ainsi que les parents d’élèves. « Et je dois vous dire que je suis assez inquiète de la situation de l’éducation à Madagascar, notamment au niveau de la qualité de l’éducation. J’ai été frappée par le taux d’abandon scolaire dans l’EPP que j’ai visitée et le cas n’est pas isolé », raconte-t-elle.
Cette responsable de la Banque mondiale rappelle qu’à Madagascar, seuls 28 % des élèves de l’école primaire inscrits en première année chaque année atteignent la cinquième année. Et les causes sont nombreuses, expose-t-elle. Idah Z. Pswarayi-Riddihough parle des difficultés financières rapportées par les parents ou encore des enfants qui ont faim mais qui doivent aider leurs parents.
L’éducation est un secteur prioritaire sur lequel se penche particulièrement la Banque mondiale, rassure sa directrice des opérations. Afin d’améliorer l’accès et la qualité de l’éducation pour tous les enfants, ce partenaire de la Grande île s’est entre autres attachée à soutenir la réforme de l’enseignement primaire en élaborant un nouveau programme, en formant plus de 30 000 enseignants et 5 000 directeurs d’école dans tout le pays, ou encore en distribuant des manuels à plus de 2,7 millions d’enfants au cours des deux premières années de l’enseignement de base, rapporte la Banque mondiale sur son site officiel.
Les relations entre la Banque mondiale et les autorités de Madagascar se passent par ailleurs très bien, souligne Idah Z. Pswarayi-Riddihough. « Nous remercions toutes les autorités de l’excellence de nos dialogues à tous les niveaux qui nous permettent d’avancer sur un certain nombre de sujets et de priorités », rapporte-t-elle de ses visites à Madagascar.














