L’année 2025 avait été marquée par un creusement significatif du déficit commercial de Madagascar. Il était passé de 1590,3 millions de dollars en 2024 pour atteindre 2 037 millions de dollars l’année dernière. Son poids dans le Produit intérieur brut (PIB) du pays avait alors bondi de 9% à 10,6%. C’est Banky Foiben’ny Madagasikara (BFM) qui en avait fait part lors de la présentation de son Rapport sur la Politique monétaire, ce mardi.
La balance commerciale malgache s’est ainsi largement dégradée en seulement douze mois. Madagascar continue de voir ses revenus à l’exportation diminuer, tandis que ses dépenses pour les produits importés s’envolent.
Pour les exportations, elles ont globalement reculé de 3,5% pour s’établir à 2 484 millions de dollars. Un repli qui était principalement porté par l’effondrement de la filière vanille, dont les recettes avaient chuté de 45,4%. Le girofle avait également enregistré un recul de 8,6%. Tout comme le nickel qui avait pâti d’une dépréciation des cours mondiaux malgré une hausse de la production. Malgré une bonne performance des entreprises franches et du cobalt, le dynamisme de ces secteurs n’avait pas suffi à colmater les brèches.
Car de l’autre côté, les importations de Madagascar avaient poursuivi leur ascension avec une hausse globale de 8,7 %, portée par la quasi-totalité des secteurs d’activité. Une dynamique qui avait été particulièrement marquée par une hausse de 23,9% des achats de produits alimentaires, dont une envolée spectaculaire pour les importations de riz. Une situation qui s’est exacerbée avec le coût des matières premières importées par Madagascar qui s’est accru de 20%, dû notamment à l’inflation des prix internationaux plus qu’à l’augmentation des volumes commandés.
