Le ministère de l’Economie et des finances (MEF), rapporte 1 744,4 milliards d’ariary de recettes brutes mobilisées par la direction générale des Impôts (DGI) au titre du premier quadrimestre de 2026. La DGI avait amorcé l’année avec une progression de 8% par rapport aux quatre premiers mois de 2025. Ce qui lui avait permis de dégager 1 667,82 milliards d’ariary de recettes nettes injectées dans les caisses de l’Etat.
Cette dynamique positive est principalement portée par la bonne tenue des impôts majeurs tels que la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), le Droit d’accise (DA), l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa), l’Impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) et l’Impôt sur les revenus (IR). Mais cette hausse s’avère insuffisante pour honorer la feuille de route initiale, dont le taux d’exécution des prévisions plafonnait à 91,04 %. Ce qui correspond à un écart de 171,78 milliards d’ariary. Cette contre-performance est quasi généralisée à l’ensemble des catégories de taxes et d’impôts, détaille le ministère des Finances.
Malgré ce léger décalage par rapport aux prévisions initiales, le montant cible de la DGI dans sa stratégie de mobilisation des ressources domestiques reste inchangé. Dans le cadre du projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026, l’objectif annuel de 6 221,7 milliards d’Ariary avancé dans la loi des Finances initiale (LFI) pour cette année est rigoureusement maintenu. Selon le MEF, ce niveau de recettes correspond à un taux de pression fiscale brute estimé à 6,21 % du Produit intérieur brut (PIB).
Cet objectif de recettes devrait s’accompagner d’une révision du taux de pression fiscale brute, désormais projeté à 6,29 % du PIB dans la LFR 2026. Ce, en lien avec une actualisation des hypothèses macroéconomiques, notamment le niveau du PIB nominal.
Les projections financières de la DGI avancent un objectif de recettes fiscales intérieures brutes stabilisé à 6 221,7 milliards d’ariary pour l’année 2026, avant de grimper à 6 871,5 milliards d’ariary en 2027, pour enfin franchir un palier ambitieux à 9 315,64 milliards d’ariary à l’horizon 2028. Cette montée en puissance se traduira par une évolution significative de l’effort fiscal national. Après des taux de pression fiscale projetés à 6,29 % du PIB en 2026 et 6,11 % en 2027, l’administration fiscale anticipe un redressement majeur pour atteindre 7,33 % du PIB en 2028.














