Le sport motive d’immenses brassages de populations. Déplacements non seulement des joueurs et des staffs concernés, mais également et surtout cortège d’innombrables supporters : promiscuité impossible à quantifier dans les tribunes et dans les villes d’accueil ; voyages clandestins tout aussi impossible à juguler de virus parasites et autres bactéries microscopiques.
Rien qu’au mois de février : tournoi des six nations de rugby (Angleterre, Pays de Galles, Écosse, Irlande, France, Italie), championnats du monde de biathlon (Italie), tour cycliste (Oman), championnats d’Asie d’athlétisme à Hangzhou (Chine), All-Star Game de basket-ball à Chicago (États-Unis)…
Toute l’année, les tournois ATP et WTA de tennis parcourent les cinq continents ; les courses de chevaux font s’agglutiner des millions de parieurs autour des pistes et dans les clubs-course ; avec l’été européen, ce sera bientôt le retour des classiques cyclistes (dont Milan-San Remo attendu pour le 21 mars) ; sans oublier les rendez-vous avec les six «majors» de marathon international… Cette année bissextile est également une année olympique, avec des J.O. prévus au Japon en août-septembre. Et le football européen qui draine des millions de spectateurs chaque week-end.
Le football justement : Valence vs. Bergame à huis clos, Turin vs. Milan reporté : les deux décisions ont été motivées par la participation de trois équipes italiennes, les organisateurs ne voulant pas voir le coronavirus s’inviter parmi les milliers de spectateurs qui n’auraient pas manqué de venir aux stades. Il est surtout symptomatique de la situation que Turin ne veuille prendre aucun risque avec sa voisine Milan, chef-lieu d’une Lombardie devenue foyer italien du coronavirus.
Sportif ou simple spectateur, chaque individu qui aura participé à une seule de ces réunions publiques est susceptible de voyager partout dans le monde. Que faire ?













