Antananarivo, 18 Novembre, 12h17 – « Madagascar doit produire ce dont les Malgaches ont besoin et consomment au quotidien ». Pour le président de la République, Andry Rajoelina, c’est l’une des voies qui mènent vers le développement. « Comment accepter que nous soyons inondés par des pâtes importées alors que nous avons des investisseurs et des compétences » ? s’est-il demandé à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle usine de La Minoterie de l’océan Indien (LMOI) à Toamasina ce mercredi.
L’industrialisation de Madagascar est l’un des engagements annoncés par Andry Rajoelina alors qu’il était encore cadidat à l’élection présidentielle. Avec l’inauguration de l’usine de LMOI, le chef de l’Etat annonce « l’entrée du pays dans l’ère de l’industrialisation ». « Rien que ces dernières semaines, nous avons inauguré quatre nouvelles usines », rappelle-t-il. Sans parler des autres qui sont en cours d’implantation. Lantosoa Rakotomalala, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat parle « d’une douzaine d’infrastructures indutrielles installées en très peu de temps ». Elle évoque également « la confiance des investisseurs ». « Nous sommes sortis du confinement, nous avançons », martèle-t-elle dans son allocution.
En encourageant l’investissement dans l’industrie, les autorités misent sur la baisse des prix des produits utiles aux consommateurs, en particulier les produits de première nécessité. L’idée étant d’améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs. La ministre ne charge de l’Industrie annonce déjà une stabilité du prix du pain, tandis que le chef de l’Etat évoque une baisse du prix de la farine sur le marché.
La LMOI, annonce son président directeur général, mettra deux types de farine sur le marché local : la farine boulangère et la farine pâtissière. Elle se chargera également de fournir les industries de fabrication de biscuits et de pâtes alimentaires. Fabriquée localement, la farine de la LMOI devrait par ailleurs avoir une meilleure qualité que la farine importée, rappelle également Lantosoa Rakotomalala.
Mais en plus de fournir le marché local de marchandises de meilleure qualité et à un meilleur prix, les industries locales constituent également un levier de développement pour le secteur primaire. Dans son discours, le Président directeur général de la LMOI a fait part de la volonté de son entreprise d’acheter le blé à Madagascar et de soutenir les paysans dans la production de cette matière première.
A entendre son PDG, la LMOI a actuellement une capacité de production de 500 tonnes de farine par jour, mais l’objectif est d’arriver jusqu’à 1200 tonnes de produits par jour en 2021. « Notre entreprise est prête à soutenir l’engagement présidentiel d’atteindre l’autonomie alimentaire », soutient-il.














