Antananarivo, 22 Octobre, 16h55 – Des actifs périodiquement pénalisés et pénalisants. Environ 16% du réseau routier total de la ville d’Antananarivo sont situés dans des zones inondables. Ce qui fait qu’avec le mauvais système de drainage, la connectivité des transports à Antananarivo est facilement perturbée, expose la Banque mondiale dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar, qu’elle vient de publier.
Dans le résultat d’une étude sur le transport publié en 2022, la Banque mondiale avait déjà indiqué que ces 16% du réseau s’étendent sur plus de 500 kilomètres de routes environ. Et ce rapport avait conforté l’idée qu’en raison de la précarité des systèmes d’évacuation d’eau, la connectivité des transports de la ville est facilement déréglée par de fortes précipitations.
Le problème ne concerne pas uniquement la ville d’Antananarivo. Cette institution de Bretton Woods avance dans son récent rapport que “la faible densité du réseau de transport et l’intégration des modes de transport à Madagascar signifient que la connectivité du réseau est très vulnérable aux impacts du changement climatique”. Celle-ci indique alors que même de faibles niveaux de perturbation peuvent rapidement réduire la fonctionnalité du réseau routier de 80%. Il est par ailleurs difficile de distribuer à temps les fournitures et équipements médicaux dans les zones rurales du pays pendant la saison des pluies.
Pour la Banque mondiale, “le réseau de transport du pays est limité et en mauvais état”. Les routes principales sont souvent incapables de résister aux impacts d’une utilisation intensive, et les événements météorologiques extrêmes causent de graves dommages, perturbant la connectivité et l’accès aux services de base, aux emplois et aux marchés. De nombreuses zones peuplées n’ont d’ailleurs aucune route, déplore-t-elle. Or, cette situation entrave l’accès aux marchés nationaux et internationaux et même aux services de base dans certaines zones rurales, poursuit-t-elle.
Le rapport énumère alors quelques actions prioritaires visant à accroître la résilience climatique des réseaux routiers de Madagascar. Elles contribueront également à développer un système de transport multimodal, tout en soutenant l’activité économique, la prestation de services et la réponse aux catastrophes. Il s’agit entre autres d’améliorer la maintenance des actifs de transport, puis de les réhabiliter et de les moderniser. Ce, afin de réduire les pertes d’actifs dues aux événements climatiques extrêmes ainsi que les coûts globaux du cycle de vie de l’infrastructure, avance la Banque mondiale.
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