Antananarivo, 25 Juin, 8h55 – Expertises, capitaux, partenariats. C’est ce que pourraient apporter les entreprises privées égyptiennes pour Madagascar. Et une douzaine d’entre elles, qui se sont rendues dans la Grande île dans le cadre d’une mission économique, depuis le début de cette semaine, ont fait part de leur intérêt à œuvrer dans les grands chantiers de développement en perspectives au pays.
Les autorités locales, notamment le ministère des Transports et de la météorologie, ont saisi cette opportunité pour présenter les projets publics d’investissements en matière notamment d’infrastructures qui nécessitent des investisseurs. Cette tâche a été notamment confiée à la société Aéroports de Madagascar (Adema), l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) et la Société du port à gestion autonome de Toamasina.
Ces entreprises égyptiennes avaient également rencontré les acteurs privés malgaches, dans le cadre d’un business Forum organisé par l’Economic development board of Madagascar (EDBM). Il s’agissait d’un événement économique ayant pour objectif de renforcer les échanges commerciaux et encourager les investissements bilatéraux entre la République de Madagascar et la République arabe d’Égypte.
Comme exposé lors de cette rencontre d’affaire par Joël Randriamandranto, président du Conseil d’administration de l’EDBM, “les infrastructures, la construction et l’énergie sont des secteurs d’avenir qui offrent de nombreuses opportunités d’investissement à Madagascar, tant dans les projets publics structurants que dans les initiatives privées”. Il cite entre autres les chantiers en cours et à venir, comme le développement des zones économiques spéciales, la création de portes et corridors logistiques, les infrastructures énergétiques, les villes nouvelles, les programmes de logements et la mise en place d’unités industrielles.
L’EDBM a aussi mobilisé les représentants les plus dynamiques du secteur privé malgache dans les domaines de la construction, de l’énergie et de l’ingénierie. L’objectif était de les mettre en relation avec ces entreprises venues d’Égypte, un pays qui a su se distinguer par la qualité de ses infrastructures, l’essor de son industrialisation et la montée en puissance de son secteur énergétique, d’après Joel Randriamandranto.
Le porte-parole du Groupement des entreprises de Madagascar à cette réunion d’affaires a néanmoins souligné que “au-delà du besoin matériel, nous avons surtout besoin de construire des ponts entre entreprises, des ponts entre visions, des ponts entre expériences”. Mais le secteur privé malgache compte aussi bâtir sur deux autres leviers essentiels. “D’une part, une confiance enracinée dans des engagements clairs et durables, et d’autre part, une complémentarité économique fondée sur la valorisation des expertises locales et la création des valeurs partagées”, souligne-t-il.
Ces entreprises égyptiennes qui se sont rendues à Madagascar ont contribué aux accomplissements reconnus d’Égypte en matière d’infrastructures, et ont, au cours des années, accumulé l’expérience nécessaire et le savoir-faire qui leur permettrait d’avancer et d’exécuter des projets développés en fonction des standards internationaux, rassure l’ambassadrice, Rabab Said Abdou Abdelhadi. Cette diplomate égyptienne avait alors réitéré l’engagement de son pays à soutenir les efforts de Madagascar.














