Antananarivo, 12 Décembre, 11h58 – Les besoins de la lutte contre la malnutrition revus à la hausse. La mise à jour du nombre des personnes atteintes de malnutrition et de sous-alimentation dans les régions d’Androy a conduit à la révision des besoins. Ceux-ci s’élèvent désormais à 60 millions de dollars, indique un communiqué de la présidence de la République.
Le compte-rendu d’une réunion du président de la République avec les partenaires techniques et financiers fait état de 1348000 personnes en proie à la famine. Le montant mentionné est notamment destiné à « subvenir aux besoins alimentaires et médicaux de 900 000 personnes » actuellement « classées en situation d’alerte et de famine avancée », écrit le communiqué. Ces besoins urgents comprennent, entre autres, « l’approvisionnement en eau potable, les vivres et les produits alimentaires ainsi que l’octroi des fonds via les transferts monétaires ».
L’appel à l’aide internationale n’a pas été spécifiquement mentionné, mais la réunion du président Andry Rajoelina avec les partenaires techniques et financiers vendredi a surtout « porté sur les moyens de mobiliser ce fonds ». Les représentants des PTF présents ont ainsi fait part de « leur volonté à apporter leur contribution », à l’instar de l’Union européenne qui s’est dit disposée à soutenir entièrement Madagascar ou encore le système des Nations unies qui s’est mis « à la disposition du pays pour en être le porte-voix ». Les deux entités ont toutes fait part de leur volonté « à mobiliser la communauté internationale » et « les parties prenantes pour venir en aide à la Grande île ».
La partie malgache, de son côté, a rappelé au cours de cette réunion les activités de coordination qu’elle a déjà engagées, de façon à « pallier toute déperdition dans l’utilisation des ressources matérielles et financières » et de façon à « mener des interventions optimales ». La mise en place du Centre de coordination opérationnelle anti-kere (CCO-K) et son mode de fonctionnement ont ainsi été mis en avant. L’objectif de cette structure, rappelle le président de la République « est d’avoir une base de données, des informations précises sur l’évolution de la situation, et un inventaire des matériels pour plus d’efficacité avec le renfort des forces armées qui étoffent les ressources humaines ».