Antananarivo, 8 Décembre, 13h25 – Le ministère de l’Economie et des finances se veut rigoureux quant à l’utilisation des fonds publics alloués à la lutte contre la malnutrition dans le Sud. Il dit avoir mis en place des procédures claires pour tout engagement de dépenses par les structures de lutte contre le kere. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le ministère indique que « toute dépense doit être validée par les services du contrôle financier ».
Trois signatures sont également nécessaires pour tout engagement de dépenses, souligne le ministère. Il s’agit notamment des signatures du chef du district concerné, du responsable local du Centre de prévention et de gestion des urgences (CPGU) et du directeur du Centre de coordination opérationnelle contre le kere (CCO-K). La caisse, enfin, est tenue par un régisseur provenant du ministère de l’Economie et des finances.
Selon le Premier ministre Christian Ntsay, le fonds qui sera alloué à la lutte contre la malnutrition est de 8 milliards d’ariary. Près de 7 milliards d’ariary seront directement versés aux structures de lutte. Comme annoncé, une partie de cette somme sera allouée à 14 200 familles vulnérables sous forme de transfert monétaire. Une partie servira à la prise en charge des patients atteints de malnutrition pendant trois mois. Une autre sera consacrée à la création des centres de récupération nutritionnelle et médicale (CNRM) et des banques alimentaires.
Le fonds devrait également permettre d’assurer la distribution de repas chauds à 20000 enfants et 1000 femmes enceintes et allaitantes ainsi qu’à approvisionner en eau les ménages les plus vulnérables. C’est également sur ce fonds que sera prélevé le budget des structures de lutte contre la malnutrition.
Photo : Ministère de l’Economie et des finances














