INSECURITE – La gendarmerie rappelle l’interdiction du port et de la vente de vêtements treillis ou des tenues semblables aux uniformes militaires par des personnes non autorisées
Antananarivo, 13 Juillet, 18h35 – « La vente et le port d’uniformes militaires ou identiques à ceux des éléments des forces de l’ordre sont interdits et exposent leurs auteurs à des sanctions pénales », rappelle ce mardi la gendarmerie nationale. Dans un communiqué, celle-ci parle d’un mois à cinq ans de prison et d’une amende allant de 300.000 ariary à 9 millions d’ariary. Elle annonce même un contrôle spécial dans l’ensemble du pays.
En posséder n’étant pourtant pas interdit, la gendarmerie invite ceux qui disposent de vêtement treillis ou d’autres tenues semblables à celles des forces de l’ordre à ne les mettre que chez eux et à ne pas les porter en public. A en croire le communiqué de la gendarmerie, les malfaiteurs portent souvent ces types de vêtements pour tromper leurs victimes. Or, la loi indique justement que c’est la « ressemblance de nature à causer une méprise dans l’esprit du public » qui est proscrite.
Si l’on en croit la publication de la gendarmerie, cette interdiction ne concerne pas seulement les vêtements identiques à ceux des militaires ou des forces de l’ordre. Il est tout aussi interdit à ceux qui n’en ont pas le droit de porter des décorations ou des attributs, civils ou militaires. Poser une cocarde dans les véhicules de personnes qui n’ont pas le droit d’avoir ces attributs constitue par exemple une infraction similaire. L’assistant d’un parlementaire, également conseiller d’un haut fonctionnaire, a récemment été interpellé dans la capitale pour avoir abusé de l’utilisation d’une cocarde dans son véhicule personnel.