INTERNET – La Banque mondiale insiste sur la nécessité de libéraliser le secteur de la télécommunication

Antananarivo, 3 Juin, 14h05 – « La compétition profite à tout le monde ». C’est une des causes défendues par la responsable des opérations de la Banque mondiale à Madagascar, Marie-Chantal Uwanyiligira, pour justifier la nécessité de procéder à la libéralisation du secteur de la télécommunication. Pour l’heure, le coût de l’Internet à Madagascar figure parmi les plus chers, à cause du monopole du secteur, rappelle-t-elle. « C’est pourquoi les discussions que nous avons avec le gouvernement sont basées sur cette principe de compétition », lance-t-elle en marge de la présentation de la note sur les perspectives économiques de Madagascar.

Dans ce document, la Banque mondiale avance d’ailleurs plusieurs mesures à prendre dans l’immédiat pour favoriser plus de concurrence sur le marché et pour promouvoir l’accessibilité des services. Le gouvernement doit par exemple faciliter l’accès ouvert au backbone et supprimer les contraintes restantes pour la mise en place et la commercialisation de la fibre pour tous les opérateurs. Il doit également renforcer les règles de concurrence et réglementations concernant les situations de position dominante et veiller à disposer d’un régulateur des télécommunications fort, efficace, indépendant et capable de travailler sans ingérence.

« L’économie digitale est une option. La Banque mondiale reconnaît les progrès notables que Madagascar a fait dans le domaine de la télécommunication. Mais il faut dorénavant libéraliser le secteur pour réduire le coût de l’internet, au profit de tous dont particulièrement les usagers », reprend Marie-Chantal Uwanyiligira.

Le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT), Tahina Razafindramalo a indiqué au début du mois de Mai que son département a déjà commencé à travailler avec les opérateurs de la télécommunication pour revoir le cadre régissant ce secteur. Une démarche qui permettra de le libéraliser davantage pour qu’il y ait plus de concurrence et donc plus d’économie en termes de coût, avait-il expliqué. Il a soutenu qu’un certain nombre d’étapes est à respecter pour parvenir à faire baisser le coût et pour développer davantage la couverture des réseaux.