Antananarivo, 15 Mai, 13h45 – L’Assemblée nationale se met à l’heure des explications. « C’est l’attente des observations du gouvernement qui a suspendu l’examen de la proposition de loi » sur l’interruption thérapeutique de la grossesse (ITG), peut-on lire sur la page Facebook de l’institution. Celle-ci indique rapporter les propos du député Masy Goulamaly, initiatrice du texte, alors que des militants pro-ITG ont manifesté à Tsimbazaza vendredi.
« Quand le Parlement soumet une proposition de loi, le gouvernement doit effectuer des observations », rappelle la note de l’Assemblée nationale. Or, ajoute-t-elle, « ces observations ne sont toujours pas arrivées jusqu’à maintenant ». Elle souligne les dispositions constitutionnelles qui indiquent que « si le gouvernement ne donne pas ses observations dans les 30 jours, l’Assemblée nationale peut avancer dans l’examen de la proposition de loi ».
Tsimbazaza ne précise pas si elle va s’engager sur cette voie. « Mais nous devons le faire et l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale », lance Masy Goulamaly. « Cette proposition vise à protéger les médecins qui doivent intervenir face à des grossesses à risques et à donner le choix aux femmes victimes de viols, notamment incestueux », soulève-t-elle.
Vendredi, des manifestants pro-ITG, notamment les membres du Comité de suivi de la proposition sur l’ITG, sont venus à Tsimbazaza pour réclamer le retour de la proposition de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. C’était également pour les militants de revenir sur les raisons qui les poussent faire adopter le texte.
Déposée en Octobre 2021 à Tsimbazaza, la proposition de loi avait été publiée sur le site de l’Assemblée nationale avant d’en être retirée. Depuis et jusqu’à vendredi, aucune information officielle n’avait été donnée sur la suite donnée au texte.
Photo : Nifin’Akanga














