Antananarivo, 25 Février, 7h35 – Forces et faiblesses. Madagascar enregistrait des meilleures performances dans trois indicateurs que sont la création d’entreprise, le commerce international et la fiscalité, en matière d’investissement. Le directeur des Réformes et du développement du secteur privé de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Tojo Ramamonjisoa, avait apporté plus de précision sur l’évaluation faite par la Banque mondiale dans la première édition du rapport « Business Ready » dans lequel l’environnement des affaires de la Grande île avait été évaluée.
Sur la création d’entreprise, la procédure d’immatriculation des sociétés commerciales au niveau de l’EDBM figure parmi les plus simplifiées en Afrique et même par rapport au pays développés. “Parvenir à immatriculer une Société à responsabilité limitée (Sarl) en 48 heures est déjà une bonne performance, mais nous allons encore l’améliorer”, lance Tojo Ramamonjisoa.
Madagascar avait aussi enregistré des bonnes performances dans le commerce international, notamment avec le traitement des opérations au niveau du Port de Toamasina. Et l’autre bonne performance enregistrée par la Grande île c’est la procédure d’enregistrement fiscal. Selon la Banque mondiale, Madagascar “permet un enregistrement simplifié des entreprises, suit les bonnes pratiques en matière de commerce numérique et durable, et fournit un processus d’enregistrement fiscal transparent”.
Madagascar enregistre pour des faibles performances dans les domaines des services d’utilité publique, de l’insolvabilité des entreprises et de la concurrence sur le marché. “Dans ces domaines, l’économie ne met pas en œuvre les réglementations environnementales pour la fourniture et l’utilisation durables de l’électricité, ne dispose pas de services numériques opérationnels pour la liquidation et la réorganisation, et n’a pas publié de documents d’orientation sur l’application de la loi sur la concurrence”, soulignait la Banque mondiale.
“Ce que nous pouvons dire, c’est que nous avons des gros problèmes en matière d’infrastructures. Il y a des grandes lacunes à combler. Mais pour l’EDBM, ces défis peuvent se présenter comme des opportunités d’investissements », avance le directeur des Réformes et du développement du secteur privé de l’agence malgache de promotion des investissements.
Comme souligné par Tojo Ramamonjisoa, l’EDBM se base sur des indicateurs objectifs et non sur des perceptions tendancieuses dans son appréciation de la situation du climat des affaires. L’EDBM tient par exemple compte de la note de conjoncture économique que la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) publie périodiquement. “Chaque rapport se base d’ailleurs sur sa propre méthodologie. Aussi, notre rôle consiste à collecter toutes ces informations et croiser ensuite les données”, explique-t-il.
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