Antananarivo, 8 Septembre, 13h45 – Le Premier ministre japonais jette l’éponge. Shigeru Ishiba a annoncé sa démission dimanche, une semaine après de lourdes défaites électorales. Après avoir résisté dans un premier temps, il a fini par céder aux pressions internes de son propre parti, le Parti libéral-démocrate (PLD). Il a expliqué avoir choisi ce moment pour se retirer en raison de la conclusion d’un accord sur les tarifs douaniers avec les États-Unis, évitant ainsi une crise politique en pleine négociation.
Shigeru Ishiba avait pris la tête d’un PLD affaibli et divisé en octobre 2024, terni par une série de scandales, notamment des liens révélés avec l’Église de l’Unification et des affaires de financements occultes. La perte de la majorité absolue à la Chambre basse, une première depuis quinze ans, suivie d’un revers à la Chambre haute en juillet, a scellé son sort.
Malgré ses promesses de réforme, il n’est pas parvenu à restaurer la confiance. Son impopularité a été aggravée par une inflation galopante, avec le prix du riz qui a doublé, ainsi que par des polémiques sur ses nominations ministérielles.
Cette démission ravive la crainte d’un retour à l’époque des Premiers ministres éphémères, avant la période de stabilité incarnée par Shinzo Abe. Le successeur d’Ishiba devra non seulement ressouder le parti, mais aussi regagner la confiance d’un électorat désabusé. L’attention se tourne désormais vers l’élection interne du PLD, prévue début octobre, qui désignera le nouveau chef du parti et, par conséquent, le prochain Premier ministre.














