Antananarivo, 11 Novembre, 10h15 – Des impacts néfastes des manifestations et mouvements syndicaux sur la caisse de la Jirama. Rien que pour le mois d’octobre, le manque à gagner est de 20 milliards d’ariary. “Lorsque les agences de la Jirama ferment, les recettes ne rentrent plus. En octobre dernier, nous avons enregistré un manque à gagner de 20 milliards d’ariary”, alerte Ny Ando Ralitera, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, samedi, devant quelques représentants du syndicat des employés de la Jirama (SMJ).
Cette situation risque encore d’aggraver la situation pour une société en difficulté financière comme la Jirama. “Quand les recettes ne rentrent pas, nous ne pouvons plus payer nos fournisseurs de carburant. Et lorsqu’ils ne sont pas payés, tout le monde subit les délestages”, avertit le membre du gouvernement de la “Refondation”.
Le nouveau ministre de l’Énergie y a exprimé sa volonté de dialogue face au scepticisme des représentants syndicaux quant à la résolution de la crise énergétique à Madagascar en général, ainsi qu’à la situation des employés de la Jirama en particulier. Mais les syndicats campent sur leur position. Ce mardi, ils sont à nouveau en grève générale.
Les employés syndiqués de la Jirama revendiquent le départ de Ron Weiss de la direction générale de la société, l’abrogation des nouveaux statuts de la société et la libération de certains agents incarcérés. Les autorités avancent qu’un audit organisationnel, un audit financier avant de déterminer le sort de l’ingénieur israélien, une étude de cas par cas sur les dossiers des agents de la Jirama jetés en prison ainsi que la discussion sur les statuts de la société.














