Antananarivo, 14 novembre, 21h00 – Un rebondissement à la fin de la campagne à l’élection présidentielle du 16 novembre. Auguste Paraina, candidat à l’élection présidentielle, se trouve dans les locaux du Service de cybercriminalité de la police nationale, à Anosy depuis mardi après-midi. Il est enquêté pour diffamation, propagation de fausse nouvelle et incitation à la haine, « selon les informations recueillies », rapporte la députée Eléonore Johasy, coordinatrice nationale du parti Tsara Tahafina, présidé par Auguste Paraina lui-même, mardi en fin de journée.
Selon une source au courant du dossier auprès des forces de l’ordre, une convocation a été déposée au domicile de l’ancien ministre. L’ancien ambassadeur, qui s’est trouvé à Ivato, toujours selon la même source, a été emmené par des éléments des forces de défense et de sécurité à Anosy.
Eléonore Johasy affirme « ne pas pouvoir fournir d’autres détails » sur la situation du membre du Collectif des candidats à la présidentielle. « Je n’ai pas encore pu le rencontrer », avoue la parlementaire.
La coordinatrice du parti Tsara tahafina parle de ce qu’elle considère comme des « représailles contre des candidats à l’élection présidentielle ». « La vérité devrait éclater au grand jour. Nous avons tous entendu le discours du candidat Auguste Paraina. Il n’a jamais été question d’incitation à la haine. Pour ce qui est de propagation de fausse nouvelle, il leur [plaignants] d’apporter les preuves de ce qu’ils avancent », soutient Eléonore Johasy.
Durant la manifestation du Collectif des candidats, Auguste Paraina avait évoqué la convocation par la justice britannique du président sortant et candidat Andry Rajoelina dans l’« affaire Gemfields », lundi à Itaosy. Le principal réfute l’assertion et assure qu’« il n’est pas convoqué » par la justice britannique et qu’il « n’est pas responsable » des agissements de son ancienne proche collaboratrice dans ce dossier, au cours du débat télévisé en vue de la présidentielle, quelques heures plus tard.
L’enquête de l’un des membres du Collectif des candidats intervient 48 heures avant le premier tour de la présidentielle. Ledit Collectif continue de contester la tenue du scrutin à la date fixée par les autorités et réclame son report pour « assainir l’aire de jeu ».














