Antananarivo, 22 Septembre, 15h30 – Statu quo. Alors que l’instruction concernant l’affaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud est achevée depuis le mois de mai, la date du procès n’est toujours pas fixée. L’affaire ne sera pas au menu de la prochaine session de la cour criminelle ordinaire du Pôle anticorruption d’Antananarivo qui débutera ce lundi 26 Septembre.
Selon les explications de Solofohery Razafindrakoto, procureur du second degré auprès du PAC Antananarivo, le démarrage du procès est toujours bloqué par le pourvoi en cassation déposée par les avocats de certains accusés contre l’ordonnance de renvoi de l’instruction. « Pour l’instant le dossier n’est pas encore entre les mains du PAC mais entre les mains de la cour de cassation », explique-t-il en marge de la passation entre l’ancien et le nouveau coordonnateur national des Pacs aux 67 ha ce jeudi. « Nous attendons la décision de la cour, et lorsque le dossier sera de retour, nous allons débuter le procès » poursuit-il.
Le PAC le confirme, le procès aura lieu même sans les trois principaux suspects toujours détenus en Afrique du Sud. L’extradition des trois hommes attend toujours le feu vert des autorités sud-africaines, précise le procureur. Le procès concernera 29 individus soupçonnés d’être impliqués dans l’affaire, dont 14 sont actuellement derrière les barreaux, notamment le secrétaire général et l’ancien directeur général de l’ACM.
Les 73,5 kilos d’or ont été saisis à l’aéroport OR Tambo de Johannesbourg le 31 décembre 2020. Depuis, plusieurs autres affaires de trafic d’or ont éclaté notamment celui des 50 kilos d’or saisis aux Comores. L’affaire et toutes les autres qui ont suivi ont été prises en main par le tribunal de première instance d’Antananarivo dû notamment à des changements de loi concernant les PAC.














