Antananarivo, 17 Juin, 6h30 – Les pôles anti-corruption (PAC) décapités. Le décret indiquant la fin du mandat du coordonnateur national des pôles anti-corruption (PAC) a été adopté en Conseil des ministres mercredi. Ce texte abroge ainsi la nomination de Harimahefa Ratiaraisoa en tant que coordinatrice des cours et juridictions spéciales créées contre la corruption, poste qu’elle a occupé depuis 2018.
Suite à cette abrogation, les PAC se retrouvent sans coordination et sans premier responsable à leur direction administrative en attendant une nouveau processus de recrutement. Le processus institué par la loi sur les PAC visant à lancer un appel à candidature trois mois avant la fin du mandat du coordonateur national des PAC en excercice n’a pas été respectée. Le comité de suivi-évaluation en charge du processus de recrutement n’a pas non plus émis un avis écrit relatif au renouvellement du mandat. Cet avis doit être émis trois mois avant l’expiration du mandat du coordonateur national en excercice comme l’indique l’article 36 de la loi sur les Pôles anti-corruption modifiée en 2021.
Le mandat des procureurs du pôle anti-corruption d’Antananarivo sont aussi arrivés à leur terme le 15 Juin alors qu’aucun processus de renouvellement ni de recrutement n’ont été mené. En cas d’abrogation, le PAC d’Antananarivo risque d’être paralysé pour une durée indéterminée. Les mandats étant renouvelables une fois, la pratique veut que ceux-ci soient reconduits tacitement sauf si le Conseil des ministres y met fin.
Photo d’illustration : Programme des Nations unies pour le développement














