Antananarivo, 9 Décembre, 6h15 – Troisième jour de procès-marathon sur le coup d’Etat ce mercredi. C’était au tour du couple François Philippe d’être devant la barre de la Cour criminelle ordinaire (CCO) au palais de la justice, à Anosy. « Je n’ai pas de rôle là-dedans », assure François Philippe, l’un des accusés dans l’affaire « Apollo 21 ». L’ancien officier militaire français nie en bloc les accusations portées contre lui. Il évoque n’avoir que des relations d’affaires avec Paul Rafanoharana, auteur du document considéré par le Parquet général comme étant un moyen de preuve pour exécuter un coup d’Etat.
L’accusé a dû s’expliquer sur le recrutement des éléments du Groupement de sécurité et d’intervention spécialisée (GSIS) pour être à ses services. L’ancien militaire a aussi parlé d’une réunion avec un diplomate pour le mettre en relation avec Paul Rafanoharana. La veille, ce dernier avait révélé une rencontre avec deux hautes personnalités proches du pouvoir et d’autres contacts avec plusieurs individus ayant une responsabilité au sein du pays alors qu’il ambitionne d’être Premier ministre.
La compagne de François Philippe a également été interrogée. Elle regrette ce qu’elle considère comme une déformation de ses propos, devenus des éléments à charge contre son compagnon, lors des phases d’enquête. C’est le cas de la nécessité de recruter 50 éléments commandos pour renverser le régime.
20 individus, dont des hauts gradés des forces de l’ordre, des ressortissants français, ont été accusés de vouloir attenter à la vie du chef de l’Etat et de renverser le gouvernement. Ils ont été arrêtés par les forces de l’ordre au mois de Juillet. Pour l’heure, seul trois d’entre-eux ont passé devant la barre. Le procès va se poursuivre ce jeudi.














