Antananarivo, 5 Janvier, 16h55 – La plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) dénonce le traitement du cas de la députée Marie Michelle Sahondrarimalala, actuellement sous enquête au niveau de la police. Philobert Milavonjy, chef de l’opposition à l’Assemblée nationale, évoque de nombreuses irrégularités au cours d’une rencontre avec la presse ce lundi.
Le septième vice-président de la Chambre basse estime que certaines dispositions légales relatives aux différents statuts de l’élue qui, en plus d’être un député en exercice, est aussi ancienne ministre et magistrate de premier grade, “ne sont pas respectées”. Lors d’un point de presse à Tsimbazaza, l’élu d’Ambovombe souligne que l’intéressée devait bénéficier de divers immunités ou privilèges de juridiction.
“S’agissant d’une ancienne ministre, c’est la Haute Cour de justice (HCJ) qui devrait être saisie, à condition qu’il existe des documents de poursuite clairs émanant du Procureur général près la Cour suprême (PGCS) », précise-t-il alors. Il affirme cependant ne pas encore savoir si la convocation de l’élue de Fianarantsoa par la police concerne des faits liés à ses fonctions ministérielles ou à d’autres affaires.
Le septième vice-président, indique également ne pas avoir été au courant de la réunion du Bureau permanent qui avait levé l’inviolabilité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala. “Je fais partie de ceux qui n’ont rien entendu, rien appris et qui n’ont pas assisté à la réunion ayant conduit à la décision de lever cette immunité”, insiste Philobert Milavonjy, répondant aux déclarations de Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, sur la levée de l’immunité parlementaire.
Enfin, il rappelle qu’en sa qualité de magistrate de premier grade, l’ancienne ministre devrait bénéficier d’un traitement spécifique en termes de poursuite. “Seul le Procureur général près la Cour suprême peut désigner un magistrat de même rang pour engager des poursuites à son encontre”, soulève-t-il, déplorant que ce soit la police économique qui s’en charge”.
Le président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko, de son côté, insiste sur le fait que “toutes les décisions prises sont totalement transparentes et conformes à la Constitution”. Il assure que “la levée de l’immunité de la députée Marie Michelle Sahondrarimalala a scrupuleusement respecté les lois en vigueur à Madagascar”. Il affirme également avoir reçu “des documents très clairs émanant de la justice”.
Le président de l’Assemblée nationale précise par ailleurs qu’il “ne s’agit nullement d’une persécution politique”. Il martèle que “personne n’est au-dessus de la loi, qu’il s’agisse d’un député, du président de l’Assemblée, d’un sénateur ou d’un ministre, tout le monde est soumis à la loi”. Il ajoute que malgré la levée de son immunité parlementaire, l’ancienne ministre de l’Éducation nationale “conserve pleinement le droit de se défendre devant la justice” et demeure innocente jusqu’à décision définitive de la Justice.
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