Madagascar est le 1er pays qui n’est en guerre a être victime de malnutrition chronique. Environ 1,3 millions de malgaches en sont victimes, donc 400.000 en état d’urgence en partie sur Ampanihy et Beloha. La population locale vend ses biens, ses animaux d’élevage, ses dernières récoltes et semences, sortent les enfants de l’école. La prochaine étape pourrait donc être la famine, car sans aucun revenu, c’est la fin dans le sud…
Des ONG œuvrent dans cette zone de Madagascar, depuis des décennies pour lutter contre le « Kere », mais la situation s’est dégradée ses dernières années, suite des invasions de criquets, du manque de pluie, du réchauffement climatique. Leurs efforts ne peuvent donc plus répondre à la demande, et le budget est limité. En outre, les zones touchées peuvent être difficiles d’accès, où l’insécurité règne, ce qui ne falicite en rien leur mission. L’eau pour boire est une priorité aujourd’hui, et obtient de l’aide, mais sans eau pour l’agriculture que deviendront ces personnes ?
L’aide sous forme d’assistanat ne résoudra rien, elle ne peut que sauver des vies à instant précis. Madagascar doit mettre en place des solutions pérennes, par exemple en y apportant de l’eau par pipeline de zones limitrophes (avec des bassins de rétention et de barrages d’irrigation), en mettant en place l’agriculture au goutte à goutte comme dans d’autres pays, en développant une démarche favorable à l’économie locale.
Élection ou pas élection qui attire toute l’attention, enjeux politiques ou non pour certains en terme d’image, l’urgence est réelle. Alors qui allons-nous blâmer cette fois si on perd le contrôle ? Car il faut être réaliste à Madagascar, c’est toujours la faute de l’autre… À bon entendeur, salut !















