La Grande tendance au rapprochement entre les Chinois des deux rives du détroit de Taiwan est irrésistible 

Le 10 avril, Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a rencontré Mme CHENG Li-wun, présidente du parti chinois Kuomintang (KMT) en visite sur la partie continentale de la Chine. Durant cette rencontre, Xi Jinping a formulé quatre appels concernant le développement des relations entre les deux rives du détroit de Taiwan, à savoir : S’en tenir à la juste identité nationale pour favoriser l’affinité spirituelle, au développement pacifique pour protéger le foyer commun, aux échanges et à l’intégration pour améliorer le bien-être de la population, et aux efforts communs pour réaliser le grand renouveau de la nation chinoise.

Le 12 avril, répondant aux aspirations communes des chinois des deux rives du Détroit à la paix, au développement et aux échanges, la Chine continentale a dévoilé 10 mesures pour renforcer les liens avec Taiwan, couvrant les échanges entre partis politiques ainsi que la coopération des domaines économique, social, culturel et touristique. Cette action a suscité une grande attention de la communauté internationale. À cette occasion, je me permets de partager avec mes amis malagasy mon interprétation à propos de la Question de Taiwan

Le principe d’une seule Chine

Regarder en arrière sur l’histoire, Taiwan est toujours sous la juridiction des gouvernements centraux successifs de la Chine depuis le milieu du XIIe siècle. Bien qu’elle ait été brièvement occupée durant la période coloniale japonaise, son retour à la Chine après la Deuxième Guerre mondiale est devenu une partie importante de l’ordre international d’après-guerre. En octobre 1949, le gouvernement central de la République populaire de Chine (RPC) a été fondé, devenant ainsi le seul gouvernement légitime de l’ensemble de la Chine. Le groupe de Tchang Kaï-chek du KMT s’est replié à Taiwan et, avec l’ingérence de forces extérieures, a fait sécession du gouvernement central, créant ainsi une situation particulière d’opposition politique.

D’un point de vue juridique, il s’agit d’un changement de gouvernement sans modification du sujet de droit international. La souveraineté de la Chine et son territoire inhérent sont restés inchangés. Le gouvernement

de la République populaire de Chine jouit et exerce donc pleinement et légitimement la souveraineté sur l’ensemble du territoire chinois, y compris Taiwan. Même les représentants de Tchang Kaï-chek ont reconnu le fait que « Taiwan fait partie du territoire chinois ». Ainsi, la question de Taiwan relève purement des affaires intérieures de la Chine.

Du point de vue du consensus international, la résolution 2758 adoptée en 1971 lors de la 26e session de l’Assemblée générale des Nations unies a exclu, sur le plan du droit international, toute possibilité de « deux Chine », « une Chine, un Taiwan » ou « indépendance de Taiwan ». Dans la pratique des Nations unies, Taiwan est désignée comme « province de Taiwan, Chine », qui est aussi largement reconnue par les 183 pays ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine.

C’est pourquoi le Secrétaire général Xi Jinping a souligné lors de sa rencontre avec la présidente Zheng Liwen : « Les compatriotes des deux rives partagent la même racine, la même culture, la même origine ethnique et sont liés par le sang ; ils forment une communauté de destin étroitement unie. […] Les deux rives appartiennent à une seule Chine. Quels que soient les changements dans la situation internationale ou dans le détroit de Taiwan, la grande tendance au rapprochement et à l’union des compatriotes des deux rives ne changera pas.» La présidente Zheng Liwen a quant à elle déclaré que les peuples des deux rives, tous descendants de Yan et Huang, membres de la nation chinoise, imprégnés de la culture chinoise, étant tous Chinois et une seule famille, devaient de ce fait œuvrer ensemble à la revitalisation de la Chine, conformément à la vision de Sun Yat-sen.

Qu’est-ce que c’est, le « Consensus de 1992 » ?

En examinant l’histoire moderne et contemporaine de la Chine, le PCC et le KMT ont réalisé de multiples collaborations au cours du siècle dernier. Ils se sont unis sur le même front à des moments cruciaux, notamment pour renverser la domination des seigneurs de guerre, résister à l’agression japonaise et défendre la nation chinoise face aux crises.

Dans les années 1980-1990, la séparation entre les deux rives du détroit a été brisé, les échanges populaires se sont rapidement développés, et les retrouvailles sont devenues une aspiration commune pour les compatriotes des deux côtés. Dans ce contexte, les représentants des deux rives ont mené des discussions en 1992 sur la manière de maintenir le principe d’une seule Chine lors des négociations techniques. Finalement, les deux parties sont parvenues au « consensus de 1992 », selon lequel « les deux rives du détroit adhèrent au principe d’une seule Chine », dont le noyau sémantique est que « les deux rives appartiennent à une seule Chine et œuvrent conjointement à la réalisation de l’unification nationale ».

Au fil de ces années, la Chine continentale n’a cessé d’améliorer les mesures destinées à favoriser les intérêts des Taiwanais, en promouvant l’intégration économique et sociale entre les deux rives. Elle a activement mis en œuvre les « trois liaisons directes et bidirectionnelles » (poste, transport, commerce), signé et appliqué l’« Accord-cadre de coopération économique entre les deux rives du détroit » (ECFA), et assuré pendant plusieurs années consécutives l’approvisionnement en eau de l’île de Kinmen, administrée par les autorités taiwanaises. Par ailleurs, la délivrance de permis de résidence aux ressortissants taiwanais a permis de leur offrir progressivement un traitement égal à celui des résidents continentaux pour leurs études, leur travail et leur vie quotidienne dans la Chine continentale. En 2025, les nouveaux investissements taiwanais sur le continent ont atteint 1,75 milliard de yuans, soit une augmentation de 53 % par rapport à l’année précédente. De janvier à novembre de l’année dernière, le volume des échanges commerciaux entre les deux rives s’est élevé à 285 milliards USD, en hausse de 7,3 % sur un an. Ces chiffres témoignent de la manière dont les opportunités de développement du continent profitent durablement aux compatriotes taiwanais.

Lors de la rencontre, le Secrétaire général XI Jinping a souligné: « Nous sommes prêts à partager avec nos compatriotes taiwanais les opportunités et les fruits du développement, et à renforcer ensemble l’économie de la nation chinoise », et « les deux partis, le PCC et le KMT, doivent consolider la confiance politique, maintenir des interactions positives, unir les compatriotes des deux rives et travailler main dans la main pour créer un avenir radieux de réunification nationale et de renouveau de la nation. » La présidente Zheng Liwen a indiqué que les deux partis devaient adhérer au « consensus de 1992 » et rejeter le « séparatisme taiwanais » comme base politique commune, renforcer la confiance politique, faire jouer le rôle de plateforme de dialogue, préserver l’histoire chinoise, promouvoir la culture chinoise, avancer les échanges et la coopération entre les deux rives dans les domaines civils, locaux, économiques, commerciaux et culturels, soutenir les échanges et le développement des jeunes, améliorer le bien-être commun des populations, promouvoir le développement pacifique des relations entre les deux rives, ouvrir un avenir prometteur pour ces relations et réaliser le grand renouveau de la nation chinoise.

Le principal responsable de la rupture de la paix dans le détroit de Taiwan

En revanche, les autorités du Parti démocrate progressiste (DPP), dirigées par LAI Ching-te et d’autres responsables, persistent dans une position séparatiste en faveur de « l’indépendance de Taiwan », refusent de reconnaître le « Consensus de 1992 » et coupent les liens entre les deux rives. Elles intensifient également les achats d’armes à l’étranger, exacerbant ainsi les tensions dans le détroit de Taiwan. Pour le DPP, « l’indépendance de Taiwan » est moins un idéal qu’un outil de mobilisation politique efficace et une stimulation du vote. En inventant un récit trompeur opposant « démocratie » et « autoritarisme », le DPP déforme l’histoire, manipule le populisme, attise les émotions internes de Taiwan pour consolider leur base politique. Comptant sur une illusion d’ingérence internationale, Il fait de l’intervention de forces extérieures un soutien essentiel pour provoquer sans cesse et maintenir une posture rigide. Son comportement prend des allures de « course effrénée vers l’impasse ». Les tentatives des forces sécessionnistes de l’« indépendance de Taiwan » à étendre leur « espace international » se heurtent régulièrement à des échecs. Leur prétendue « identité étatique » ne bénéficie d’aucune reconnaissance internationale, ce qui constitue une voie sans issue et une impasse politique.

Pour terminer, je tiens à profiter de cette occasion pour exprimer ma sincère gratitude au gouvernement malagasy pour son attachement constant au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, ainsi que pour son respect du principe d’une seule Chine. La Chine et Madagascar ont toutes deux connu des luttes similaires pour l’indépendance et la libération nationale, partageant ainsi une langue commune quant à la défense de leurs intérêts fondamentaux. En tant qu’anciens amis et bons partenaires de confiance mutuelle, la Chine est également disposée à continuer de respecter avec Madagascar les engagements solennels énoncés dans le communiqué d’établissement des relations diplomatiques, et à se soutenir mutuellement sur les questions liées à la souveraineté nationale, à la sécurité et à l’intégrité territoriale.