Antananarivo, 28 Août, 12h00 – Presque deux tiers, soit 66,9%, des enfants Malgaches souffrent de pauvreté multidimensionnelle. Huit régions sont les plus concernées par cette situation, enregistrant plus de 77,7% d’enfants souffrant de ce fléau. Il s’agit des régions du Betsiboka, du Melaky, du Menabe, de l’Atsimo Andrefana, de l’Androy, de l’Anosy, de l’Ihorombe et de l’Atsimo Atsinanana, d’après les résultats de l’analyse du chevauchement des privations multiples (Moda), présentés par l’Institut national de la statistique (Instat), vendredi.
La proportion des enfants souffrant de pauvreté multidimensionnelle extrême a néanmoins enregistré une baisse, se situant à 18,4% contre 23,7% en 2018. Elle reste toutefois très élevée chez les enfants des mères sans niveau d’instruction ou illettrées, ceux des mères séparées ou divorcées, ceux des chefs de ménage sans éducation, de taille élevée, ou encore les enfants des ménages dont le chef est moins âgé, et particulièrement les enfants dans la province de Toliara, rapporte l’Instat.
L’analyse effectuée par cet Institut avait examiné les privations rencontrées par les enfants et avait considéré les aspects monétaires et non-monétaires. Elle tient compte de plusieurs dimensions, à savoir la santé, la nutrition, l’eau, l’assainissement, l’éducation, l’habitat, la protection de l’enfant et la communication.
Il en ressort que ce sont les enfants pauvres vivant en milieu rural qui subissent le plus de privations par rapport à ceux qui vivent en milieu urbain. C’est le cas dans presque toutes les dimensions sauf dans les domaines de la nutrition et de la santé, expose l’Instat.
Si la moyenne nationale est de 7,1% concernant le taux des enfants de moins de 5 ans souffrant de superposition de privations en nutrition, en santé et en eau, il est de 1,7% pour Analamanga et 2,3% pour la région Diana. Ce taux atteint 11,9% pour Menabe et 12,6% pour Anosy.
Environ 15% des enfants de 0 à 4 ans souffrent pour leur part simultanément des privations en nutrition, en logement et en assainissement. La proportion est très élevée dans les régions du sud de Madagascar. Elle atteint 27,9% pour Menabe, 27,8% pour Ihorombe, 24,1% pour Atsimo Atsinanana.
Comme souligné par l’Instat, l’analyse Moda contribue à une meilleure compréhension de la situation des enfants par l’adoption d’une approche multidimensionnelle et l’identification des privations qui interagissent chez un enfant selon ses caractéristiques sociodémographiques et culturelles.














