Le Collectif des candidats tente d’élargir le mouvement de contestation et crée une « cellule de crise » 

Antananarivo, 8 décembre, 21h30 – Un projet d’un nouvel élan en préparation. Le Collectif des candidats à la présidentielle annonce la mise en place d’une « cellule de crise ». La nouvelle structure « a été conjointement mise en place par le Collectif des candidats, des partis et des groupements politiques, des élus, des membres de la société civile, diverses associations et ainsi que des leaders traditionnels », indique son communiqué du vendredi.

 

La « Cellule de crise » vise à « élaborer » et à «coordonner toutes les actions à entreprendre dans toute l’île, à partir de la semaine prochaine», évoque le communiqué. Entre-temps, le Collectif des candidats affirme avoir élaboré une proposition de texte, déposée par des députés à l’Assemblée nationale, pour « améliorer la loi électorale (…) afin de tenir compte des recommandations des observations électoraux et de nos partenaires techniques et financiers ».

 

Les candidats ayant boycotté la présidentielle du 16 novembre rappellent leur contestation de ce « simulacre d’élection » du 16 novembre. « Nous ne reconnaîtrons pas la prestation de serment d’Andry Rajoelina, prévue pour le 16 décembre » et qui «porte atteinte à la souveraineté nationale», précise le communiqué.

 

Le candidat et président sortant Andry Rajoelina a été déclaré vainqueur de la présidentielle par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) au premier tour du scrutin. Il est crédité de 58,95% des suffrages exprimés, avec un taux de participation de 46,36%. Il avait prévenu qu’il « n’acceptera pas d’être perturbé dans la gestion de l’Etat », lors de sa première sortie dans certains quartiers de la Capitale après la proclamation de la HCC, jeudi. Il évoque un « besoin de travailler dans le calme, d’aider de se rapprocher de la population » et de pouvoir « accélérer le développement ».