Les missions diplomatiques à Madagascar encouragent les différentes parties au dialogue et s’inquiètent de l’usage disproportionné de la force à l’endroit des manifestants
Antananarivo, 16 Octobre, 15h54 – Les représentations étrangères de Madagascar sortent de leur silence. Dans un communiqué conjoint publié ce mardi, la délégation de l’Union européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie, mais aussi les ambassades de France, des Etats-Unis, du Royaume-uni, de la Suisse, de l’Allemagne, du Japon et de la Corée du Sud indiquent leurs “préoccupations à l’égard des derniers développements et du climat politique tendu à Madagascar”. Face à cette situation, ces chancelleries appellent les différentes parties “à la plus grande retenue” et disent encourager “les efforts de dialogue susceptible de déboucher sur des mesures concrètes”. Elles estiment que le dialogue devrait permettre de “rétablir la confiance dans le processus” afin d’avoir des “élections réussies”.
Les missions diplomatiques basées à Madagascar apportent aussi leurs avis sur les différentes manifestations qui ont lieu en ce moment notamment concernant les mesures prises par les forces de l’ordre pour faire face à la situation. Les signataires partagent “les inquiétudes du Haut Commissariat aux droits de l’homme quant à l’usage disproportionné de la force pour disperser les manifestations de l’opposition”. Pour les ambassades, il faut respecter la Constitution, notamment la liberté d’expression, d’association et de réunion.
Pour les représentations étrangères, garantir l’égalité de traitement des candidats permettra entre autres d’avoir des résultats reconnus par tous. Ils indiquent prendre acte du report de la date du scrutin insiste sur le fait de garantir la liberté des mouvements des candidats, les rassemblements pacifiques des citoyens et l’égalité du traitement des candidats de la part des pouvoirs politiques.
Depuis plusieurs mois, les représentations étrangères ont plaidé pour un processus électoral transparent, démocratique et inclusif à Madagascar. L’Union européenne comme à son habitude prévoit l’arrivée d’observateurs électoraux à Madagascar. Depuis le début de la contestation actuelle, l’Union européenne et les ambassades étrangères ont déjà consulté les différentes parties tels que les candidats mais aussi le gouvernement collégial.