Antananarivo, 2 Mai, 8h30 – Plus d’investissements publics dans le secteur primaire. Le gouvernement malgache s’engage à investir au moins 10% de son budget dans l’agriculture, l’élevage et la pêche (AEP) dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de la résilience de Madagascar. Ce niveau d’investissement devrait être maintenu au moins pendant les cinq prochaines années. Cet engagement représente un total de 350 millions de dollars, avancent les autorités malgaches dans ce document national.
Il est rapporté dans ce Pacte sur la souveraineté alimentaire que la part des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dans le budget national n’était que de 6,35% dans la Loi des finances initiale (LFI) 2020, soit 703,591 milliards d’ariary sur 11 085 milliards d’ariary. Cette part a été réduite à 4,37% dans la LFI 2021, soit 544,933 sur 12 483 milliards d’ariary.
Ce n’est pas la première fois que l’Etat malgache prend un tel engagement. En s’alignant sur le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA), Madagascar s’est par exemple engagé à atteindre une croissance agricole de 6% par an et d’allouer au moins 10% de son budget national au secteur agricole, selon la Déclaration de Maputo en 2003, confirmée ensuite à Malabo en 2014.
Madagascar s’est également doté d’un Programme sectoriel de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (PSAEP) en 2015. Et le Plan national d’investissement dans ces secteurs (PNIAEP) avait été élaboré pour matérialiser la mise en œuvre de ce programme. Ce plan national d’investissement « devait fixer les principaux indicateurs et quantifie les actions prioritaires à mener avec les budgets requis par le secteur agriculture-élevage-pêche (AEP) pendant dix ans, soit 2016-2025 », rappellent les autorités qui avaient élaboré le Pacte sur la souveraineté nationale.
L’objectif de croissance prévu pour ces secteurs est loin d’être atteint. Dans le document de performance qui est annexé au projet de Loi des finances (PLF) 2023, l’estimation de croissance du secteur primaire en 2022 a été revue. Il est indiqué dans ce document budgétaire qu’après l’analyse des données fournies par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le taux de croissance pour le secteur primaire pour l’année dernière était de 0,9% contre les 3,8% prévus dans la loi des Finances rectificatives 2022.
Pour cette année, le gouvernement avait annoncé sa détermination à renforcer ses actions pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Les investissements dans la mécanisation agricole, l’aménagement des périmètres agricoles, la professionnalisation des filières d’élevage et le développement de la pêche devraient permettre au secteur primaire d’atteindre une croissance de 2,3%, d’après les estimations dans la loi des finances 2023.














