Un espace pour les belles lettres en rime et en prose. La deuxième édition du salon du livre qui se tient à la Bibliothèque nationale du 11 au 13 octobre offre aux poètes l’occasion de déclamer leurs textes. Pendant les trois jours du salon, slams et poésies auront la part belle parmi les animations culturelles qui égaieront le salon. Une opportunité pour les poètes dont les œuvres sont souvent méconnues, faute de support.
Selon Jean Dolis Andriamihaja, vice-président de l’Union des poètes et écrivains de Madagascar (Havatsa-UPEM), la publication des œuvres, ou plutôt l’absence de publication, reste le principal obstacle à la diffusion de la poésie. Il y a bien la possibilité d’organiser les lectures poétiques, mais « la poésie n’est pas comme la musique », regrette notre interlocuteur. « Nous ne pouvons pas faire des spectacles grandioses pour exposer nos talents », poursuit-il.
La Grande île a pourtant de jeunes talents dans ce domaine. « Des jeunes qui s’intéressent à l’écriture », comme l’indique Jean Dolis Andriamihaja. À l’entendre, « des adolescents de 13 – 14 ans écrivent des poésies de bonne qualité ». « Ces enfants s’inspirent de leur quotidien pour écrire », souligne le vice-président de Havatsa-UPEM. Les œuvres ne se trouvent pas dans des ouvrages, mais « il existe sur les réseaux sociaux des groupes où les jeunes partagent leurs écrits », ajoute-t-il. Un autre espace pour découvrir des talents.














