Antananarivo, 27 Mai, 15h10 – “Eny ho’aho Ramalagasy, Malagasy be fivoarana. Tsara haingo, tsara vatsy. Tsara sampy, tsara anarana”. Si vous ne vous rappelez pas l’auteur, vous vous souvenez sûrement de ce poème. Et si le titre vous échappe, sachez que le texte s’intitule Malagasy Mankany et qu’il a été écrit par Randja Zanamihoatra.
Cette figure emblématique de la littérature malgache aurait eu 100 ans le 29 mai de cette année s’il avait encore vécu. A l’occasion de ce centenaire, ses descendants et un comité dédié organise pendant toute une année diverses activités dont le lancement officiel a eu lieu ce mardi à la Bibliothèque nationale à Anosy. Au programme de cette journée, lectures de ses poèmes, exposition biographique et présentation des activités prévues jusqu’en mai 2026.
Parmi les temps forts annoncés des événements prévus figure la réédition en mai 2026 de son œuvre mythique, Vainafo tononkira (Chant de braise). Ce recueil emblématique sera remis en lumière à travers un cabaret poétique, véritable point d’orgue des hommages. Le programme comprend également des conférences, performances artistiques, concours de poésie et actions pédagogiques, dans le but de transmettre la force poétique de Randja aux générations futures.
Né le 29 mai 1925 à Ambositra, Randja Zanamihoatra, de son vrai nom Edmond Randriamananjara, commence à écrire dès 1944 dans des journaux comme Fandrosoam-baovao et Asa vadi-drano. Il reçoit en 1958 le premier prix d’un concours de poésie pour « Tandindona sy ra ». L’auteur de “Malagasy Mankany” a marqué son époque par une parole affirmée et enracinée. Ses recueils “Ary nihira aho”, “Ako sy feo” et “Vainafo tononkira” témoignent d’un engagement esthétique et identitaire d’une rare intensité.














