Antananarivo, 11 Novembre, 11h05 – Les groupements des opérateurs économiques souhaitent une concertation encore plus efficace avec les autorités. “Il devrait y avoir plus d’harmonies dans les mesures prises”, réclame Tiana Rasamimanana, président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), lundi lors de la rencontre des groupements économiques avec les députés, lundi à Tsimbazaza.
“Nous aspirons qu’il y ait une démonstration sur les impacts économiques des mesures prises”, partage Tiana Rasamimanana à l’Assemblée nationale, lors d’une rencontre dans le cadre du processus d’examen de la loi de finances 2026. “Cela devrait nous permettre d’avoir une idée des impacts sur l’économie et sur le secteur privé des initiatives qu’on projette d’appliquer”, poursuit-il, tout comme cohérence des mesures prises dans son ensemble.
Tiana Rasamimanana reconnaît l’existence de cadre de dialogue entre le secteur privé et le gouvernement dans le processus de préparation du budget. “Certes, il existe le dialogue public-privé. Mais s’il y a dix mesures proposées, il n’y a qu’une ou deux suggestions qui sont prises en compte”, glisse-t-il.
Le SIM estime que certaines dispositions incluses dans les projets de loi de finances passent outre ce cadre de discussions. “Parfois, il y a des mesures qui ne passent pas par ce canal et qui atterrit directement sur la table du conseil des ministres”, rapporte son président. “Parfois, il n’y a pas d’études réalisées sur les mesures prises”, enchaîne-t-il.
Pour aller plus loin, le SIM souffle aux députés l’élargissement des acteurs dans l’examen du projet de loi de finances au Parlement. Il émet le souhait de voir d’autres responsables, autre que le directeur général du budget, lors des séances de travaux de commission.
Le SIM reconnaît la posture du gouvernement pour prendre en considération d’autres paramètres. “Mais il faut voir les intérêts de tous les côtés. Car, à terme, si ce n’est pas le cas, l’Etat collecterait de moins en moins d’argent et le secteur privé serait en même temps affaibli”, soutient Tiana Rasamimanana.














