Antananarivo, 31 Mai, 12h47 – Le système anti-corruption se complète progressivement. Trois semaines après sa nomination en tant que directeur général de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai), Aimé Rasoloharimanana est prévu prêter serment ce vendredi dans les locaux de la Cour Suprême à Anosy.
Exceptionnellement, la cérémonie de prestation de serment devrait être présidée par le président de la Cour de cassation. Le premier président de la cour suprême étant récemment parti à la retraite, son successeur n’a pas encore été nommé.
La prestation de serment du nouveau DG de l’ARAI est une étape importante avant l’opérationnalisation de cette entité qui complète le système anti-corruption. L’Agence devrait pouvoir ensuite fonctionner et recruter ses agents. Son budget est déjà inscrit dans la loi de finances initiale de 2022.
Avec l’entrée en fonction de l’Arai, près de 111 milliards d’ariary pourraient être saisis suite à des décisions déjà rendues par le pôle anticorruption. Il sera possible de les saisir dès que toutes les voies de recours seront épuisées, avait déjà annoncé Sahondra Rabenarivo, présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI).
Seule ombre au tableau de l’avancement de la lutte contre la corruption, la possible fin de mandat des magistrats et greffiers du pôle anti-corruption d’Antananarivo. Le renouvellement tacite est la pratique mais une éventuelle abrogation de leur nomination pourrait à entraîner la suspension des activités du PAC jusqu’à la nomination de leurs successeurs dont le processus de recrutement n’a pas encore démarré.














