Antananarivo, 22 Avril, 12h25 – Le comité pour la sauvegarde de l’intégrité hausse le ton. Le directeur général de l’ARAI n’est toujours pas nommé plus de trois mois après que les noms des trois candidats ont été soumis au président de la République. Ce qui bloque de facto la mise en place de la structure.
Comme l’agence n’est toujours pas en place, la saisie des biens mal acquis reste impossible se plaint le comité. Selon le CSI, 111 milliards d’ariary d’avoirs illicites sont prêts à être saisis après des jugements rendus selon les chiffres du pole anti-corruption. « Il est urgent de faire rentrer cette argent dans les caisses de L’état afin de restaurer la confiance de la population dans le système », lance Sahondra Rabenarivo présidente du CSI.
Le processus de nomination du DG de l’ARAI conduite par le CSI a été achevé le 8 Décembre 2021 après la soumission de trois noms auprès du président de la République. Auparavant, un appel à candidature a été lancé et des entretiens menés par le CSI et d’autres entités. » Si les noms ne conviennent pas aux décisionnaires, il y a des recours possible mais appliquez la loi », se plaint la présidente qui fustige la lenteur des nominations.
La mise en place de l’ARAI a été un long chemin de croix, rappelle le CSI qui va jusqu’à évoquer des « attaques dissimulées envers le systèmes anti-corruption ». « Il y a eu trois ans entre la signature par le président de la République de l’ordonnance instituant l’ARAI et l’adoption de son décret d’application », martèle Sahondra Rabenarivo. « Si l’agence n’est pas mise en place tout ceci n’aura servi à rien », conclut-elle.














