Antananarivo, 14 Août, 17h30 – Aucune enquête ouverte par le Bureau indépendante anti-corruption (Bianco) dans l’affaire Romy Andrianarisoa. Du moins jusqu’ici. “Jusqu’ici, le Bianco n’a pas été saisi dans le cadre de cette affaire”, confie le nouveau directeur général de l’organe malgache de lutte contre la corruption ce mercredi, Gaby Nestor Razakamanantsoa, en marge de l’audience de sa prestation de serment qui marque sa prise de fonction officielle en tant que directeur général de l’organe de lutte contre la corruption.
Celui qui a été directeur des investigations mais aussi directeur territorial au sein de ce Bureau pendant plusieurs années rappelle que “le Bianco ne travaille que sur la base d’informations véridiques et tangibles provenant des personnes de bonne volonté”. A l’entendre, “c’est sur la base de ces informations que l’organe qu’il dirige peut ouvrir des investigations”. Il souligne que “tant qu’aucune information véridique ne parvient au Bianco”, celui-ci ne peut se lancer dans des enquêtes. “Le Bianco n’est pas là uniquement pour poursuivre une personne”, explique-t-il. Or, il assure que “jusqu’ici, le Bianco n’a reçu aucune information de qui que ce soit”.
Il y a quelques jours, alors que Romy Andrianarisoa, ancienne directrice de cabinet du président de la République venait de sortir des prisons britanniques, Transparency International Initiative Madagascar, avait appelé les juridictions malgaches à “prendre leur responsabilité face à cette affaire Andrianarisoa” et à “condamner sans équivoque les faits de corruption perpétrés par les détenteurs de pouvoir”. Dans son communiqué, cette organisation de la société civile n’a pas manqué de “saluer la démarche de l’ambassade du Royaume Uni à Madagascar dont le communiqué a éclairé l’opinion publique et rétabli la vérité”. Celle-ci a effectivement indiqué que la condamnation de Mme Andrianarisoa pour corruption est toujours en vigueur et n’a été ni annulée ni commuée”.














