Antananarivo, 1er Mars, 18h45 – Une première cohorte de chefs d’entreprise malgache au programme Stanford Seed. Après la présentation du programme en juin 2022, 25 dirigeants d’entreprise ont répondu à l’appel de la prestigieuse université américaine. Sur les 25 candidatures reçues, sept ont été retenues pour participer à l’aventure, souligne Jeff Prickett, directeur global de Stanford Seed de retour sur la Grande île, ce mercredi.
Le programme Stanford Seed existe depuis 13 ans, mais c’est la première fois que des Malgaches y participent. Les chefs d’entreprise malgaches ont ainsi pu suivre des formations en ligne et en présentiel dans le cadre du programme, dont un regroupement qui s’est tenu au Kenya.
L’expérience a été unique, témoignent certains d’entre eux, ce mercredi à Anosy. Claudia Rabetsivoh, directrice général de la société Imex et seule femme malgache de cette cohorte rapporte que le programme a bénéficié à toute son équipe. “ Ce n’est pas une formation uniquement pour les leaders, mais une formation pour toute l’équipe et c’est ce qui est le plus important”, confie-t-elle.
Le programme vise à former les dirigeants des PMI et PME avec des chiffres d’affaires annuels entre 300.000 et 15 millions de dollars dans le but de développer leurs entreprises et augmenter leurs chiffres d’affaires. Cette tranche d’entreprises est visée spécialement par Stanford pour leur capacité à créer des emplois et à apporter des changements dans la communauté. Le programme de formation dure 11 mois à temps partiel pour les directeurs d’entreprises et les membres de son équipe managériale pour une modique somme de 6000 dollars de frais de scolarité.
L’autre avantage du programme est le réseautage qu’il permet de développer. Les participants sont des entreprises issues de nombreux pays du continent africain et de l’Asie du Sud dans la même tranche de revenus. L’échange d’expérience et de partage fait partie de l’expérience et il permet aussi pour aux leaders participants de trouver des opportunités afin de développer leurs activités à l’étranger.
« On a parlé du networking en Afrique. On a discuté ouvertement de nos problématiques, il y a eu un sentiment de confiance qui s’est installé rapidement et on a parlé de nos expériences », raconte Hassan Meralli Ballou, directeur général de Madécasse qui a aussi pris part à l’aventure.
Outre le programme Stanford seed, le programme Aspire toujours proposé par Stanford a aussi été présenté ce jour. Ce programme de formation vise le développement des petites entreprises avec un chiffre d’affaires entre 20 000 et 400 000 $. D’une durée de six mois, à raison de trois à quatre heures par semaine, le programme se tient exclusivement en ligne. Il vise à développer les petites entreprises à travers un réseau de managers et d’experts en Afrique. Une des leaders malgaches ayant postulé pour le programme Seed a d’ailleurs été prise dans le programme Aspire et a bénéficié de la formation.
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