Antananarivo, 4 Septembre, 17h15 – Producteurs, éleveurs, pêcheurs ou encore artisans en démonstration d’un côté. Chefs, restaurateurs, food courts ainsi que des délégations étrangères passionnées par la richesse culinaire de la Grande île, de l’autre. Le Centre de conférence internationale (CCI) Ivato est en effervescence, en accueillant la 7ème Foire internationale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (FIA) et le 1er Festival international de la Gastronomie (FIG), qui ont démarré ce jeudi.
Ces deux grands évènements en un lieu contribueront à mettre en avant toute la chaîne de valeur agroalimentaire, allant de la terre à l’assiette. Et placés sous le thème “La terre nourrit, la main transforme et le palais savoure”, ils contribueront notamment à la valorisation des métiers du secteur primaire, lance Oranne Ranaivo, co-directrice de MadaVision qui est derrière l’organisation de cette manifestation économique.
“La terre nourrit, mais sa générosité ne sera durable que si nous la respectons et la gérons avec soin”, fait néanmoins remarquer le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) à Madagascar, Mbuli Charles Boliko. “La main transforme, mais elle ne peut exprimer tout son potentiel sans accès à la formation, à la technologie et au financement ainsi qu’au marché”, ajoute-t-il. Et “le palais savoure, mais il doit pouvoir trouver dans nos assiettes une alimentation saine, équilibrée mais aussi accessible”, lance-t-il. Pour Mbuli Charles Boliko, c’est en conjuguant les efforts du gouvernement, du secteur privé, de la société civile, des communautés et partenaires au développement que Madagascar relèvera tous ces défis.
La vision de l’Etat suit en tout cas des voies complémentaires. Il consiste à augmenter la productivité et la production agricole pour l’autosuffisance alimentaire, la croissance industrielle et les exportations, soutient le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, François Sergio Hajarison.
Il s’agit alors d’une part de soutenir et de professionnaliser les exploitations agricoles familiales à travers les diverses formations, la distribution ciblée et digitalisée des intrants et matériels agricoles. Et d’autre part de promouvoir l’agribusiness en impliquant davantage le secteur privé et les jeunes à travers la mise en place des cultures à grande échelle, le regroupement en coopérative ou en société coopérative et la mise en place d’un mécanisme de financement pérenne, avance-t-il.
