Antananarivo, 15 Février, 7h35 – « Nous ne supportons plus les difficultés auxquelles nous faisons face quand nous devons effectuer notre travail ». Maître Olivia Razafindrahasy, responsable de communication de la Chambre nationale des huissiers et des commissaires-priseurs apporte des explications au mouvement de grève entamé par des membres de l’organisation.
La Chambre nationale des huissiers et des commissaires-priseurs a décidé de cesser de travailler depuis lundi. « Non pas parce que des choses arrivent à l’épouse du président de l’organisation », insiste Maître Olivia Razafindrahasy. Mais parce qu’il y a « tellement de choses qui ne sont pas conformes aux règles et nous ne les acceptons plus », précise-t-elle. Elle évoque, entre autres, les difficultés auxquelles les huissiers doivent faire face quand ils doivent exécuter des décisions de justice. « Les avocats et le public finissent par croire que c’est nous qui ne voulons pas faire notre travail », regrette-t-elle.
L’épouse du président de la Chambre nationale des huissiers et des commissaires-priseurs est citée dans les affaires dans lesquelles l’ancien ministre de la Justice Herilaza Imbiki est soupçonné d’implication. Mais pour Maître Olivia Razafindrahasy, il n’y a aucun lien entre la manifestation des huissiers et cette affaire.
Depuis lundi, les membres de la Chambre des huissiers et des commissaires-priseurs ont décidé de ne plus venir au sein des cours et des tribunaux où ils sont censés assurer les services d’ordre intérieur durant les audiences. Ils ont également indiqué suspendre les activités de citation qui consistent à sommer un individu de se présenter devant une juridiction.
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