MANIFESTATION NON-AUTORISÉE – Interpellés, Ny Rina Randriamasinoro et Jean Claude Rakotonirina rentrent chez eux, leur dossier sera transmis au Parquet, selon la Gendarmerie

Antananarivo, 21h50 – Le sort de Ny Rina Randriamasinoro et de Jean-Claude Rakotonirina, respectivement secrétaire général et coordonnateur du parti Tiako i Madagasikara (TIM) encore en suspens. « L’enquête a été bouclée. Nous les avons laissés rentrer chez eux. Nous allons transmettre le dossier au tribunal lundi », confie une source autorisée auprès de la gendarmerie, ce samedi, en début de soirée. Ces informations ont été distillées après l’interpellation et l’enquête subie par les deux opposants auprès de la Section de recherche criminelle de la gendarmerie à Fiadanana.

Ny Rina Randriamasinoro et Jean Claude Rakotonirina avaient été arrêtés lors d’une tentative de rassemblement au Magro Behoririka dans la matinée. Ils ont été emmenés à Fiadanana. Toujours selon la source auprès de la gendarmerie, les deux opposants ont fait l’objet d’une enquête pour avoir été à la tête d’un attroupement sans autorisation. Des membres de l’opposition sont venus les soutenir à Fiadanana toute la journée.

Le Colonel Jocelyn Randrianarijaona, commandant du Circonscription inter-régionale de de la gendarmerie à Analamanga, avait déjà évoqué les griefs contre Rina Randriamasinoro et Jean-Claude Rakotonirina. « La manifestation d’aujourd’hui n’a pas été autorisée. Il n’y avait même pas de demande d’autorisation », souligne l’officier supérieur. « Les personnes arrêtées avaient fait partie de ceux qui avaient mené cette manifestation sans autorisation », poursuit-il.

Marc Ravalomanana, dans une déclaration vidéo sur les réseaux sociaux, « condamne (…) un terrorisme d’Etat » dans la soirée. « Ils [Ny Rina Randriamasinoro et Jean-Claude Rakotonirina] ont été libérés car il n’y a rien à retenir contre eux », soutient l’ancien chef de l’Etat. « On a tenté de chercher des charges contre eux », fustige-t-il.

La plateforme de l’opposition, le Mouvement pour la démocratie à Madagascar (RMDM), avait donné rendez-vous à ses partisans pour un rassemblement au Magro, à Behoririka ce samedi. Mais le préfet de police, le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police à Antananarivo, avait indiqué que la manifestation n’est pas autorisée, d’où la présence des éléments des forces de l’ordre, pour bloquer l’accès au site. C’est au cours du face-à-face entre ces derniers et les manifestants que les deux dirigeants du TIM ont été arrêtés.