Antananarivo, 25 Octobre, 18h50 – “Ce n’est pas parce que les partisans du président de la République Andry Rajoelina ont choisi de se taire qu’ils acceptent la situation”. Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Education nationale sortante a été à la tête des partisans du président déchu Andry Rajoelina ce samedi sur la Place du 13 Mai puis devant la Haute cour constitutionnelle. Pour elle, la manifestation était l’occasion de rappeler que “Andry Rajoelina reste le président de la République” et que le Colonel Michaël Randrianirina est un “chef d’Etat provisoire, intérimaire”.
Dans son discours, la ministre de l’Education nationale sortante dénonce ce qu’elle qualifie de “prise de pouvoir par la force”, de “coup d’Etat armé” et “par des gradés politiciens”. A l’entendre, “le terrorisme a commencé depuis que le chef de l’Etat provisoire et par intérim a prêté serment”. Devant une foule réclamant “le respect de la loi” sur la Place du 13 Mai, elle affirme que “les gens n’osent plus s’exprimer parce que le pays est dirigé par les armes”. Elle rapporte “des bureaux de fokontany scellés et des chefs de fokontany obligés de faire la passation de service”. Elle évoque également une “chasse aux sorcières”. “C’est inacceptable, ce n’est pas le Madagascar que nous voulons”, poursuit-elle encore.
Rinah Rakotomanga, ancienne directrice de la communication de la présidence de la République qui était également en première ligne lors de la manifestation de ce samedi, appelle au dialogue. “Nous ne sommes pas en guerre. Discutons”, invite-elle. Évoquant des divergences de vues et d’opinions, elle soutient que la solution se trouve autour d’une table. “Il faut cesser de terroriser les gens”, conclut-elle, affirmant ne pas avoir peur des perquisitions parce qu’elle n’a fait aucun mal.














