Antananarivo, 6 Novembre, 12h10 – Progression. Madagascar a obtenu un score global de 36 sur 100 et se place 26ème sur les 29 pays classés dans l’édition 2024 de l’Absa Africa financial index (AFMI). La Grande île améliore ainsi non seulement son score mais également son classement par rapport aux notes mises à jour qu’elle avait obtenues dans l’AFMI 2023. Selon l’ajustement effectué par l’Official monetary and financial institutions forum (OMFIF) qui publie ce rapport annuel, le score de Madagascar avait finalement été ajusté à 34 sur 100 pour le positionner 27ème dans le classement de l’année dernière.
Comme expliqué par l’OMFIF, qui est un groupe de réflexion indépendant sur la politique économique des banques centrales et l’investissement public, l’AFMI évalue le développement financier des pays sur la base de mesures de l’accessibilité, de l’ouverture et de la transparence des marchés. Et pour construire l’indice, l’OMFIF confie avoir mené une analyse quantitative en utilisant des informations publiquement disponibles. Ce groupe indépendant indique également avoir interrogé plus de 50 organisations à travers l’Afrique, dont des banques centrales, des bourses de valeurs et des régulateurs, pour obtenir leurs données et leurs points de vue.
Les scores sont alors déterminés par la performance relative des pays sur plus de 40 indicateurs organisés en six piliers. Ces piliers sont : la profondeur du marché, l’accès aux devises, la transparence du marché, l’environnement fiscal et réglementaire, le développement des fonds de pension, l’environnement macroéconomique et transparence et les normes juridiques et force exécutoire.
Pour le pilier « profondeur du marché » qui évalue la taille et la liquidité des marchés nationaux d’actions et d’obligations, ainsi que la diversité des actifs cotés et l’existence de caractéristiques standard qui renforcent la profondeur du marché, Madagascar a obtenu un score de 20 sur 100.
Concernant le second pilier « accès aux devises » qui examine la capacité des investisseurs internationaux à déployer et à rapatrier facilement des capitaux, ainsi que la capacité des banques centrales à gérer la volatilité des flux de capitaux étrangers, Madagascar a obtenu un score de 79 sur 100. C’est le deuxième score le plus élevé obtenu par les pays classés dans ce pilier.
Pour le pilier « transparence du marché, environnement fiscal et réglementaire », Madagascar a eu une note de 32 sur 100 et se trouve bon dernier des pays classés. Ce pilier évalue la transparence des marchés financiers, en se concentrant sur les systèmes fiscaux, les cadres réglementaires et l’intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
Le score de la Grande île sur le pilier « développement des fonds de pension » est de 10 sur 100. C’est ce pilier qui évalue le potentiel des investisseurs institutionnels à stimuler la croissance des marchés de capitaux sur la base de la taille des marchés des fonds de pension, à la fois par habitant et par rapport aux titres locaux cotés en bourse que Madagascar a obtenu sa pire note.
C’est le même score qui est obtenu par Madagascar dans le pilier « transparence et les normes juridiques et force exécutoire ». Celui-ci examine l’alignement des pays sur les normes juridiques et contractuelles internationales pour les marchés financiers, centrées sur le caractère exécutoire des accords-cadres standard.
La Grande île a en revanche obtenu un score de 68 sur 100 dans le pilier « environnement macroéconomique et transparence ». Ce pilier concerne l’environnement macroéconomique des pays et la transparence des données économiques et des décisions politiques.
Comme rappelé par l’OMFIF, l’objectif de est l’Abs…














