Et si la transmission des savoirs sur les métiers artisanaux se déroulait dans un cadre formel ? Et s’il existait des structures formelles pour former les travailleurs du secteur informel ? La formation est bien sûr intégrée dans le processus de production. Les savoirs ainsi que les savoir-faire seraient davantage valorisés, les apprentis acquerraient les compétences en travaillant aux côtés d’un maître-artisan expérimenté, et les maitres-artisans pourraient offrir un travail formel à leurs employés. Le Fonds Malgache de Formation Professionnelle (FMFP) avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD) ambitionne de mettre en place un socle de formation pour les métiers manuels répertoriés dans la Grande île. Le transfert des savoirs et des savoir-faire va se transmettre de patron à apprenti. Le maître-artisan s’engagera à former l’apprenti à toutes les compétences que nécessite son métier et ce sur une période relativement longue. L’apprenti, lui, prendra l’engagement de contribuer de manière productive aux activités de l’entreprise. Il s’agit d’une approche un peu originale à Madagascar mais elle est déjà appliquée un peu partout en Afrique et dans le monde.














