L’avenir du transport par câble à Antananarivo reste plus que jamais incertain. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, confirme l’absence de plan de relance à court terme du projet. Pour le chef de l’Etat, ce projet n’est pas une priorité pour Madagascar, entre autres parce que la Grande île ne dispose pas des ressources énergétiques suffisantes pour en assurer l’exploitation.
Lors de l’émission spéciale diffusée dimanche soir les chaînes audiovisuelles publiques, le Colonel Michaël Randrianirina évoque une infrastructure qui ne répond pas aux urgences socio-économiques du pays. “Le téléphérique n’est pas vraiment une priorité pour le peuple malgache”, déclare-t-il. Il évoque également les obstacles énergétiques, ne permettant pas de faire fonctionner le système.
“Pour ce qui est de l’électricité nécessaire à son fonctionnement, nous sommes déjà en difficulté. Avec quelle électricité allons-nous le faire fonctionner?” se demande le chef de l’Etat. Il estime que l’option d’une alimentation autonome via des groupes électrogènes thermiques est irréaliste et économiquement non viable. “Est-ce rentable d’utiliser des groupes ? Il est difficile de croire que ce sera rentable”, tranche-t-il.
Face au fait accompli d’une infrastructure “déjà en place” et présentée par son prédécesseur comme destiné à décongestionner le trafic dans la Capitale, le gouvernement se retrouve contraint à la réflexion, sans perspectives claires. Le président de la Refondation rappelle avoir sollicité une annulation de la dette française qui avait permis de mettre en place l’infrastructure, mais “on ne sait pas encore si la dette sera réellement annulée ou non”, avoue le chef de l’État.
Le Colonel Michaël Randrianirina concède ainsi qu’aucune décision définitive n’a été prise sur le devenir des installations. “Pour le moment, il n’y a aucune avancée sur ce dossier pour savoir ce que nous allons en faire (…) jusqu’ici, rien n’avance”, poursuit le pensionnaire d’Iavoloha.
