Une première historique pour Madagascar. Le magistrat malgache Fabien Tombohavana intègre officiellement le Comité des Nations Unies pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (CMW). Il s’agit de la toute première présence de la Grande Île au sein d’un organe conventionnel des Nations Unies dédié aux droits humains.
Le représentant malgache a prêté sa déclaration d’engagement aux côtés de deux autres experts internationaux lors de l’ouverture de la 42e session du Comité, le 28 mai au Palais des Nations à Genève. Il s’est engagé à exercer ses fonctions “en pleine et parfaite impartialité et en toute conscience”, conformément aux principes fondamentaux des Nations Unies. Cette formalité constitue une étape obligatoire avant l’entrée officielle en fonction des membres du Comité, dont le mandat de quatre ans a débuté le 1er janvier 2026.
Pour Fabien Tombohavana, cette élection revêt une portée qui dépasse largement le cadre personnel. Historiquement, il s’agit de la première représentation de Madagascar au sein d’un organe de traité de l’ONU, alors que plusieurs pays y siègent depuis les années 1960. Selon lui, cette présence offre une opportunité précieuse de contribuer à l’amélioration de la protection des droits humains, notamment ceux des travailleurs migrants malgaches et de leurs familles.
Outre les enjeux techniques, cette représentation va améliorer la visibilité de Madagascar sur la scène internationale, à en croire l’expert malgache. De nombreux États accordent une importance stratégique à ces instances, qui permettent d’influencer les débats internationaux et de rapprocher les autorités nationales des experts et décideurs du système onusien, selon ses dires.
Élu en juin 2025 à New York, Fabien Tombohavana rejoint les 14 experts indépendants chargés de veiller à l’application de la Convention internationale sur les droits des travailleurs migrants. Une fierté nationale qui ouvre à Madagascar une nouvelle tribune pour défendre ses intérêts et promouvoir les droits fondamentaux de ses ressortissants à travers le monde.













