Antananarivo, 29 Juin, 12h15 – Tous les vols vers l’extérieur sont à risque. Mais ce risque est plus élevé au niveau des hubs de transit vers Dubaï, d’après les explications du directeur général de l’administration douanière (DGD), Ernest Zafivanona Lainkana, face à la presse ce mercredi. Il cite entre autres les aéroports internationaux d’Ivato, Nosy-Be, Toamasina et Mahajanga.
L’acquisition et l’installation prochaine de scanners corporels ou body-scans au niveau de ces quatre aéroports ont été alors annoncées, lesquels sont en cours de montage, confie le directeur général de la douane. « La DGD investit en technologie et en moyens humains pour améliorer ses prestations au niveau des frontières », explique-t-il. Il soutient que les trafiquants, de leur côté, utilisent également des modes opératoires plus ingénieux pour échapper aux contrôles, pour justifier la nécessité de cet investissement.
Par rapport aux récentes tentatives d’exportation illégale de ressources minières, dont celle déjouée mardi en fin d’après-midi, le directeur de l’administration douanière a indiqué que « les trafiquants ont été appréhendés et remis aux autorités ». Pour les produits saisis, ils ont été envoyés à la Banque centrale de Madagascar (BCM).
Plusieurs trafics ont été déjoués ces derniers temps rapporte la DGD. L’administration énumère entre autres les huit conteneurs de pierres précieuses à Toamasina, les 11 kilos de pierres gemmes dissimulées dans de la pierre industrielle à Mahajanga, ou encore l’interpellation des trafiquants qui prévoyaient d’envoyer clandestinement de l’or à Addis-Abeba ou à Colombo. Le non-rapatriement de devises figure parmi les principaux motifs de l’exportation clandestine des ressources minières, selon le directeur général de la douane.














