Antananarivo, 17 Décembre, 6h05 – Madagascar Oil est pour l’instant encore à quai. La production commerciale n’a pas encore débuté, il en est de même pour les exportations. Selon Russel J. Kelly, CEO sortant de la compagnie, l’entreprise est pour le moment en quête de marché.
Si la production commerciale et les exportations sont la prochaine grande étape dans les activités de Madagascar Oil, la société est aussi pour le moment à la recherche d’acheteur local pour son huile lourde déjà en stock. L’objectifs est d’épuiser les stocks déjà constitués. « Les réservoirs sont plein et la production est en pause », confirme encore Russell J. Kelly, mercredi. « Il est nécessaire de les vider afin de poursuivre l’exploitation et la production », poursuit-il.
Madagascar Oil confirme bien les tests menés avec la Jirama pour alimenter les groupes éléctrogènes de Mandroseza mais indique qu’à ce stade aucun contrat n’a été signé entre les deux parties. « Nous avons mené des tests en 2016 et cette année avec la Jirama avec des resultats concluants », précise-t-il, « cependant on n’est pas encore arrivée au stade du contrat ». « Il faut deux parties pour signer un contrat », lance-t-il en insinuant des hésitations du côté malgache.
Madagascar Oil compte entamer sa prochaine étape qui est la production commerciale bientôt. Mais cette prochaine étape, ce ne sera pas Russel J. Kelly, à la tête de la compagnie depuis 2018, qui la conduira. Il quitte définitivement le navire et passe la main à Scott A. Reid qui sera le nouveau CEO de la compagnie. La passation de pouvoir s’est tenue ce mercredi à Antanimena.
Scott A. Reid n’est pas un novice dans le monde de l’industrie. Il a une carrière longue de 30 ans dans le milieu et à divers postes techniques ou de direction. Scott A. Reid n’est pas non plus nouveau à Madagascar. Il connait bien le monde de l’industrie malgache pour avoir été impliqué dans de nombreuses entreprises durant presque 10 ans.
Lancé en 2004, Madagascar Oil ambitionne de produire jusqu’à 100.000 barils par jour une fois à plein régime. Les gains sont éstimés à 500 millions de dollars par an, et l’apport du projet dans les caisses de l’Etat est estimé à 14 milliards de dollars pour toute la durée de l’exploitation.














