Antananarivo, 23 Juin, 6h25 – Aider QMM à exploiter ses deux autres gisements. C’est l’un des accords passés entre l’Etat et la société Rio Tinto dans le cadre de la révision de la convention d’établissement de ce projet, confie le ministre des Mines et des ressources stratégiques, Herindrainy Rakotomalala. Pour faire avancer ces projets, les deux parties se sont convenues à « mettre en place un comité interministériel pour faciliter les différents travaux et l’obtention des différentes autorisations », rapporte ce membre du gouvernement face à la presse jeudi.
Comme présenté par l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (OMNIS) qui représente l’Etat dans la société QMM en tant qu’actionnaire, ce projet minier situé à Taolagnaro est prévu s’implanter par étapes dans les sites de Petriky, de Mandena et de Sainte-Luce et devrait, selon les estimations, extraite 70 millions de tonnes d’Ilménite. Les travaux d’exploration menés par cette compagnie ont mené à la découverte de 6 000 hectares de ce produit.
Pour l’heure, QMM extrait de l’ilménite dans le gisement de Mandena. Mais cette compagnie peut ainsi exploiter les gisements de Petriky et de Sainte-Luce avec la facilitation et l’appui de ce comité interministériel en cours de mise en place, évoqué par le ministre Herindrainy Rakotomalala. L’Etat, de son côté, devrait particulièrement bénéficier de cette extension de projet avec le Fonds minier d’investissement social et communautaire (FMISC) que QMM doit lui verser pour pouvoir le faire.
Le FMISC fait partie des nouvelles dispositions prévues dans le nouveau code minier. Tout opérateur minier au moment de la délivrance de son permis réservé aux exploitants artisanaux (PREA) ou de son permis d’exploitation (PE) y contribue. Cette contribution est perçue au profit du FMISC, dont un taux de 3% du montant d’investissement direct prévu par l’étude de préfaisabilité souligne le code minier révisé.
L’investissement prévu par QMM pour l’exploitation du gisement de Petriky serait de 110 millions de dollars, indique le ministre Herindrainy Rakotomalala. Cette compagnie versera donc à l’Etat 3,3 millions de dollars à titre de FMISC une fois qu’elle passera à l’exploitation de ce gisement. Le montant des investissements pour l’exploitation du gisement de Sainte-Luce est pour sa part plus conséquent et atteindra 500 millions de dollars. Ce qui fait que le FMISC correspondant que QMM aura à verser sera de 15 millions de dollars, avance le ministre des Mines.














