Nom, numéro de la carte d’identité nationale, photo, empreintes digitales, coordonnées téléphoniques. Ces données personnelles peuvent être exploitées à des fins malveillantes en cas de fuite ou d’utilisation sans autorisation. L’usurpation d’identité, le chantage en ligne ou encore la revente illégale d’informations figurent parmi les principales menaces évoquées à Antsiranana, lors d’une conférence-débat organisée par la Commission malagasy de l’informatique et des libertés (Cmil). Cette institution a pour mission d’assurer la protection des données personnelles.
“Chaque fois que nous utilisons les réseaux sociaux, nous laissons des traces nous concernant, et certaines personnes peuvent exploiter ces données personnelles, “avertit la Vice-présidente de la Cmil, Liva Ratsimbazafy. Selon ses dires, la collecte d’informations personnelles, notamment lors de l’ouverture d’un compte bancaire ou de certaines démarches administratives, nécessite obligatoirement le consentement de la personne concernée. Celle-ci devrait connaître ses droits quant à l’utilisation de ses informations personnelles, à l’exemple du droit d’opposition, de suppression, etc.
Avec les réseaux sociaux, mobile money, enrôlement biométrique et démarches administratives, les citoyens partagent quotidiennement des informations sensibles, parfois sans mesurer les risques liés à leur utilisation abusive. Cependant, toute manipulation de ces données personnelles nécessite obligatoirement une autorisation préalable de la Cmil. Ladite commission regroupe des représentants des parlementaires, de la société civile, de la Cour suprême ainsi que de l’Ordre des ingénieurs de Madagascar, nommés par décret pris en Conseil des ministres.














