Antananarivo, 3 Juillet, 16h15 – Les grandes entreprises représentent moins de 1 % des 332 000 entreprises du secteur privé formel à Madagascar en 2022. La grande partie, soit près de 93 % étaient des entreprises individuelles, selon le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement (BAD), publié en juin.
Ces grandes structures opèrent principalement dans les secteurs extractif, pétrolier et bancaire. Les micro et petites entreprises, elles, dominent le commerce, l’agro-industrie, le textile et le bois, précise l’institution panafricaine.
La compétitivité du tissu entrepreneurial reste limitée, poursuit encore la BAD, en raison de l’insuffisance des infrastructures de transport, d’énergie et de télécommunications. Les difficultés liées à l’approvisionnement en électricité constituent un obstacle majeur à l’investissement privé. Les coupures fréquentes de l’électricité fournie par la société nationale Jirama, contraignent de nombreuses entreprises à produire elles-mêmes leur électricité, ce qui augmente leurs coûts.
La Banque mondiale avait déjà proposé des pistes pour stimuler la croissance : renforcer les capacités productives, faciliter la réaffectation des ressources vers des entreprises plus performantes et encourager l’entrée de nouvelles structures.
Pour l’heure, la productivité des entreprises reste pénalisée par des facteurs externes comme l’accès limité au financement, les compétences inadéquates de la main-d’œuvre, les lacunes profondes en matière d’infrastructures ou encore le manque de fiabilité des services publics. Aussi, l’allègement de ces contraintes pourrait débloquer une croissance rapide de la productivité, avec des implications positives pour l’emploi, la pauvreté et le bien-être des ménages, soutient la Banque mondiale.
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