Antananarivo, 21 Septembre, 18h45 – Le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie ont officiellement reconnu, dimanche 21 septembre, l’État de Palestine. D’autres Etats, dont la France, devraient faire des déclarations similaires dès ce lundi à l’occasion de l’Assemblée générale des nations unies et du sommet consacré à l’avenir de la solution à deux États.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé vouloir “raviver l’espoir de paix et d’une solution à deux États” dans un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux. Son homologue canadien Mark Carney a présenté cette reconnaissance comme un “effort international concerté” pour préserver la perspective d’un règlement négocié. En Australie, Anthony Albanese a invoqué “les aspirations légitimes et de longue date du peuple palestinien à un État qui lui soit propre”.
Avec ces nouvelles reconnaissances, environ 151 des 193 États membres de l’ONU reconnaissent désormais la Palestine, dont la proclamation d’indépendance remonte à 1988. Plusieurs autres pays occidentaux, parmi lesquels la France, la Belgique, le Portugal ou encore le Luxembourg, doivent officialiser leur position ce lundi à New York, lors d’un sommet coprésidé par Paris et Riyad.
Madagascar fait partie des pays qui reconnaissent officiellement l’État de Palestine depuis 1988. Toutefois, la Grande Île a récemment choisi de rester en retrait sur la question. Le 13 septembre, lors du vote à l’Assemblée générale de l’ONU sur une résolution appelant à un cessez-le-feu à Gaza et à la mise en œuvre de la solution à deux États, Madagascar n’a pas participé au scrutin.
Ces décisions interviennent alors qu’Israël a intensifié ses opérations militaires à Gaza, déclenchées après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui avait fait plus de 1 200 morts côté israélien. En représailles, l’offensive israélienne a causé plus de 65 000 morts dans la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé un “danger pour l’existence d’Israël » et promis de combattre cette initiative « à l’ONU et sur tous les terrains”. Son ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a même proposé l’annexion immédiate de la Cisjordanie. De son côté, le président palestinien Mahmoud Abbas a salué un pas vers une paix “durable”.
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